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Expert Linux Réseau

Ubuntu : configurer un proxy http

Les grandes entreprises et administrations, mais aussi les universités et écoles supérieures, ont généralement une protection réseau efficace pour l’accès à internet. Pare-feu et proxy sont en place pour éviter la contamination des ordinateurs, servir un cache local et éviter la consultation de sites non recommandés (pornographie, violence, téléchargement illégal…). Si la configuration de cette partie est réservée aux ingénieurs réseau et administrateurs système, l’accès d’un poste au réseau public internet pourra peut-être se faire après configuration d’un proxy internet sur la machine. Voir les tutoriels pour paramétrer un proxy internet sur Windows 10, sur Mac et sur Ubuntu en environnement graphique.

Si la configuration du proxy pour Ubuntu graphique se fait en quelques clics, il existe une méthode pour l’automatiser ou le faire à distance sur des postes de travail. Aussi, les serveurs informatiques équipés de Ubuntu Server, sans interface graphique, pourront être configurés par la modification d’un simple fichier texte (pas une ligne de commande, mais presque).

Ce tutoriel explique comment modifier ce fichier de conf avec l’éditeur de texte vi mais il est bien sûr possible d’utiliser un autre outil équivalent (emacs, vim, nano…).

La configuration du proxy http va aussi permettre la recherche et l’installation des mises à jour système Ubuntu depuis les dépôts publics, dans les situations où il n’y a pas de dépôt Linux local déjà configuré dans sources.list.

 

Configurer un proxy internet sur Ubuntu Server

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante SSH.

2. Taper la commande :

sudo vi /etc/environment

3. Appuyer sur la touche « o » (la lettre) pour ajouter une nouvelle ligne au fichier de configuration.

4. Ecrire ou coller :

http_proxy="http://192.168.0.254:8080/"

ou autre adresse proxy http selon l’entreprise.

Si le proxy doit utiliser un login / mot de passe :

http_proxy="http://utilisateur:motdepasse@domaine.com:port"

5. Appuyer sur la touche Echap du clavier pour sortir du mode édition de vi.

6. Taper « :wq » pour enregistrer et quitter la modification du fichier texte.

7. La modification est immédiate, le proxy internet est configuré. A confirmer par le navigateur internet ou en exécutant une mise à jour système (apt update / upgrade).

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Expert Linux Téléchargement

Télécharger et installer Ubuntu Server 16 LTS

Si Ubuntu est la distribution Linux la plus populaire, ce n’est pas que pour la version de bureau pour les particuliers et utilisateurs d’entreprise. Côté serveur aussi, cette distrib est prisée par les services informatiques, pour héberger des sites web, des applications métier ou des serveurs de développement. Ceux-ci privilégient les éditions LTS, qui sortent tous les deux ans chez Ubuntu.

Par rapport aux autres versions, les distributions Ubuntu badgées LTS (Long Term Support) garantissent des mises à jour de sécurité pendant les cinq ans qui suivent la sortie de l’OS. Par exemple, avec Ubuntu 16 LTS, des updates seront proposées jusqu’en avril 2021, ce qui assure pérennité pour les serveurs d’entreprise et sérénité pour les administrateurs systèmes qui ne souhaitent pas mettre à jour le système d’exploitation serveur tous les ans.

Ce tutoriel explique comment télécharger et installer Ubuntu Server 16 LTS pour en faire un serveur. On peut se dire que Linux est plus simple que Windows mais l’installation nécessite plus d’étapes qu’un Windows Server. Contrairement aux distributions Ubuntu desktop, Ubuntu Server est dépourvu d’environnement graphique. Pas d’utilisation à la souris mais, par la suite, il sera possible d’ajouter une interface.

Précision : comme Ubuntu pour ordinateurs traditionnels, la distribution Ubuntu Server est gratuite à télécharger et à utiliser. A aucun moment il ne sera demandé de payer pour continuer à utiliser ce système d’exploitation serveur. Des logiciels tiers peuvent cependant être payants mais pas LAMP ni PostgreSQL, par exemple.

 

Télécharger Ubuntu 16 LTS Server

1. Aller sur le site officiel Ubuntu Server : https://www.ubuntu.com/download/server

2. Cliquer sur le bouton vert Download à côté de « Ubuntu Server 16.04.4 LTS » (pas Ubuntu 17 qui n’est pas LTS).

3. Le fichier pèse moins de 900Mo. Graver le fichier, créer une clé USB ou copier le fichier ISO sur le serveur physique ou la machine virtuelle.

En alternative beaucoup plus légère, environ 60Mo, il existe la source ISO « netbook » ou « mini » pour Ubuntu 16 : choisir le « Network installer for 16.04 LTS » sur cette page de téléchargements alternatifs.

 

Installer Ubuntu Server 16 LTS

1. Démarrer sur le média d’installation (fichier ISO, clé USB ou DVD).

2. Choisir la langue « Français » :

3. Valider « Installer Ubuntu Server » :

4. Indiquer le pays pour définir le fuseau horaire.

5. Sélectionner le type de clavier utilisé. Pour un clavier azerty français classique, choisir « French – French (alternative) » proposé par défaut. Pour les autres pays (Canada, Suisse, Belgique, Luxembourg…), valider le clavier proposé par défaut.

6. Renseigner le nom de la machine (hostname que l’on pourra changer plus tard) :

7. Créer un compte utilisateur qui aura les droits root (mais sans s’appeler root, par sécurité) :

8. Confirmer son login.

9. Spécifier un mot de passe pour ce compte utilisateur et le confirmer. On peut afficher le mot de passe pour être sûr de ne pas faire d’erreur entre qwerty et azerty, par exemple.

10. Choisir de chiffrer ou non le dossier personnel, c’est-à-dire le répertoire /home de l’utilisateur. Ce n’est pas indispensable.

11. Confirmer la time zone (fuseau horaire) pour régler l’heure du serveur :

12. Le partitionnement des disques est une étape importante dans l’installation d’un serveur Ubuntu. On a le choix entre utiliser le disque entier pour Ubuntu en partition normale, créer un volume logique LVM ou chiffrer ce LVM avec une clé de sécurité. Ou encore, configurer manuellement les partitions système : /, boot, swap. Si vous ne savez pas quoi choisir, valider la proposition par défaut « Assisté – Utiliser tout un disque avec LVM » (mais cela ne conviendra pas pour faire du dual boot sur un serveur de test).

13. Confirmer le disque à utiliser. Il n’y a qu’un seul choix si le serveur ou la VM ne dispose que d’un disque ou d’un seul volume RAID.

14. L’assistant demande ensuite s’il peut écraser le disque et configurer LVM, répondre « Oui » :

15. On peut encore définir la taille du disque à attribuer, laisser par défaut pour que la partition soit au maximum de ce qui est disponible, simplement valider par « Continuer » .

16. Confirmer ensuite par « Terminer le partitionnement et appliquer les changements » :

17. Enfin, valider encore une fois les changements sur le disque dur, par « Oui » :

18. L’installation démarre enfin.

19. Préciser si le serveur doit passer par un proxy (serveur mandataire HTTP) pour accéder à internet et aux dépôts de paquets Ubuntu (apt). Laisser vide si la connexion est directe avec le réseau public.

20. Configurer si les mises à jour système seront à faire automatiquement ou pas. Ce n’est pas forcément recommandé pour un serveur de production. L’administrateur système pourra le faire manuellement en local ou utiliser un système comme Landscape pour gérer son parc de serveurs Ubuntu.

21. Préciser quels rôles faudra-t-il installer de base sur ce serveur. On peut couramment citer OpenSSH server pour un accès distant par SSH. Ajouter les fonctionnalités nécessaires :

  • DNS server : pour faire du DNS ou du LDAP
  • LAMP server : serveur web avec Apache, MySQL et PHP (phpMyAdmin)
  • Mail server : pour en faire un serveur de messagerie
  • PostgreSQL database : si besoin de ce SGBD libre
  • Samba file server : partager des fichiers avec des postes Windows

22. Valider l’installation de GRUB sur le secteur d’amorçage par « Oui » :

23. Enfin, l’installation est terminée. Retirer le support (clé USB, DVD, ISO) et confirmer par « Continuer » pour redémarrer le système.

24. Après quelques instants, on arrive sur l’écran de connexion de Ubuntu Server 16 LTS. Se connecter en local ou à distance si SSH a été installé plus tôt.

La partition « vg-root » « / » n’est utilisée que de 1,5Go. Le manque d’environnement graphique fait de Linux Ubuntu Server un OS très léger.

25. Pour être sûr de bénéficier des dernières mises à jour (correctifs et patchs de sécurité) :

  • sudo apt update
  • sudo apt upgrade
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Expert Linux

Ubuntu : libérer de la place dans /boot

Lors d’un upgrade Ubuntu, pour passer en version supérieure dont voici le tutoriel, l’assistant do-release-upgrade vérifie qu’il reste suffisamment de place dans la partition /boot. En effet, le processus de mise à jour va ajouter un kernel supplémentaire et il est nécessaire d’avoir au moins 50Mo de libre dans « boot » pour pouvoir effectuer l’opération de mise à niveau.

En résumé, la mise à jour Ubuntu n’est pas possible parce qu’il n’y a pas assez de place disponible dans la partition /boot du disque dur. Ce tutoriel explique comment libérer de l’espace disque dans /boot pour pouvoir faire la mise à jour système Ubuntu.

Une sauvegarde préventive est évidemment recommandée pour revenir en arrière en cas de mauvaise manipulation ou d’erreur lors de l’opération de maintenance.

 

Message d’erreur

« La mise à niveau nécessite xx M d’espace libre au total sur le disque /boot. Veuillez libérer au moins xx M d’espace disque sur /boot. Videz votre corbeille et supprimez les paquets temporaires des précédentes installations en utilisant sudo apt-get clean »

 

Voir l’espace disque utilisé dans /boot

Utiliser la commande suivante pour voir l’espace disponible de la partition boot :

df -h

Ou « df -aTh » pour avoir toutes les informations sur les partitions.

 

Solution automatique

Pour faire du ménage dans /boot, on peut demander au système d’exploitation de supprimer les kernels obsolètes Ubuntu.

1. Cette commande va automatiquement effacer les vieux noyaux et ne laisser que les deux versions les plus récentes :

sudo apt-get autoremove

2. Vérifier l’espace disponible dans /boot pour voir s’il correspond au minimum requis par le processus d’upgrade.

df -h

 

Solution manuelle

Si la méthode automatique ne fonctionne pas ou ne libère pas assez d’espace disque, faire l’opération à la main.

1. Voir quelle est la version actuelle du kernel Ubuntu :

uname -r

2. Lister les kernels disponibles :

dpkg -l | grep -Ei "linux-headers|linux-image"

Chaque version du noyau correspond à des lignes linux-headers-x.x.x-x, linux-image-x.x.x-x (et linux-image-extra-x.x.x-x mais pas à chaque fois).

3. Pour supprimer une version du kernel, utiliser la commande suivante en adaptant les numéros de version :

sudo apt-get remove --purge linux-headers-3.5.0-51-generic linux-image-3.5.0-51-generic linux-image-extra-3.5.0-51-generic

4. Confirmer par « o » (oui).

5. Répéter pour autant de noyaux à supprimer. Garder au moins les deux plus récentes versions (les numéros les plus élevés) et s’assurer de ne pas toucher au kernel courant.

On peut aussi tout faire sur une seule ligne de commande en indiquant à chaque fois le numéro de kernel à effacer, ainsi tout se supprime d’un seul coup :

6. Regarder l’espace disque libéré dans /boot pour avoir assez de disponibilité afin d’effectuer la mise à jour ou la mise à niveau du système Ubuntu.

df -h

7. Refaire une sauvegarde du serveur ou de la VM.

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Expert Linux

Ubuntu : supprimer des anciens kernels

Les mises à jour régulières d’un système Ubuntu met également à niveau le kernel dans sa dernière version disponible. Avec les années, ces kernels s’additionnent et prennent inutilement de l’espace disque, sans compter que l’on ne reviendra jamais sur dix noyaux en arrière. Il s’agit là d’une opération de maintenance à réaliser par un administrateur système en charge du parc Linux mais cette solution peut aussi corriger un problème d’upgrade en version supérieure Ubuntu, si par exemple il manque de la place dans la partition /boot.

Ce tutoriel explique comment faire le ménage dans les kernels obsolètes et inutiles d’un serveur ou d’une machine Ubuntu. Cette distribution Linux est la plus populaire sur desktop mais de nombreux serveurs utilisent également cet OS, dans sa version minimal pour ne fournir qu’une ligne de commande comme action à réaliser.

Cette action de maintenance étant très délicate, il est évidemment recommander de sauvegarder l’ensemble du serveur, du poste ou de la machine virtuelle avant de procéder à la suppression d’un noyau Linux. Une mauvaise manipulation et le système Ubuntu ne démarrera plus du tout.

 

Afficher tous les kernels Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion SSH distante.

2. La commande suivante va lister tous les kernels disponibles sur le système Ubuntu :

dpkg -l | grep -Ei "linux-headers|linux-image"

3. Le résultat peut afficher de nombreuses versions différentes. Chaque kernel a des « linux-headers » et une « linux-image » suivis du numéro de version. A chaque fois, on retrouve linux-headers-x.x.x-x, linux-image-x.x.x-x et linux-image-extra-x.x.x-x.

 

Suppression automatique des vieux kernels Ubuntu

La commande suivante va automatiquement supprimer les kernels obsolètes d’Ubuntu et ne conserver que les deux derniers : le plus récent qui est utilisé par le système d’exploitation et la version n-1 au cas où il faudrait basculer dessus, en cas d’erreur avec la dernière version.

sudo apt-get autoremove

 

Supprimer à la main des kernels obsolètes Ubuntu

Puisque la fonction automatique peut ne pas être efficace ou ne plaira pas à l’admin barbu que vous êtes, il existe une méthode manuelle pour effacer les anciens noyaux Ubuntu.

1. Se connecter en SSH ou par une console locale.

2. Vérifier le kernel actuellement utilisé :

uname -r

3. Liste les kernels disponibles :

dpkg -l | grep -Ei "linux-headers|linux-image"

4. Pour chaque version, on trouve une ligne « linux-headers » et « linux-image » qu’il faudra supprimer. Utiliser la commande suivante en l’adaptant à chaque version de kernel à supprimer.

sudo apt-get remove --purge linux-headers-3.5.0-51-generic linux-image-3.5.0-51-generic linux-image-extra-3.5.0-51-generic
 

5. Valider la suppression en conformant par « o » (oui) pour effacer le kernel obsolète.

6. Relister les kernels par un dpkg pour vérifier la purge des linux-headers, linux-image et linux-image-extra.

7. Refaire l’opération pour chaque kernel à supprimer et ne conserver que les deux versions les plus récentes.

8. On récupère également de l’espace disque sur la partition principale et dans /boot.

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Intermédiaire Linux Sécurité

Protéger Ubuntu contre les failles Spectre et Meltdown

Alors qu’on croyait Ubuntu, et plus généralement les distributions Linux, bien protégés contre les problèmes de sécurité, les failles Spectre et Meltdown concernent ici la couche hardware des serveurs et ordinateurs. Puisque le souci est lié au matériel, tous les système d’exploitation sont impactés, de Windows à macOS en passant par Unix et Linux.

Ubuntu n’échappe donc pas à la liste des acteurs qui ont dû trouver une solution pour protéger leurs utilisateurs des failles de sécurité CVE-2017-5715, CVE-2017-5753 (Spectre) et CVE-2017-5754 (Meltdown). Même le dernier Ubuntu 17.10 n’est pas protégé d’origine contre ce trou de sécurité puisque la faille a été découverte fin 2017 et corrigée tout début 2018.

Canonical et Ubuntu Foundation ont publié une annonce à ce sujet en sachant que tous les serveurs et ordinateurs qui tournent sous Ubuntu, avec un microprocesseur Intel, AMD ou ARM sont concernés.

 

Télécharger la mise à jour Ubuntu contre Meltdown et Spectre

C’est finalement assez simple de se protéger contre les deux failles de sécurité qui touchent les CPU : il suffit de télécharger et installer les mises à jour système Ubuntu pour faire une mise à jour du kernel.

Mise à jour Ubuntu :

sudo apt-get update

sudo apt-get upgrade

 

Versions de Kernel protégés contre Spectre et Meltdown

Liste des kernels protégés contre ces deux failles de sécurité.

  • Ubuntu 17.10 Artful : 4.13.0-25.39
  • Ubuntu 16.04 Xenial LTS : 4.4.0-108.131
  • Ubuntu 14.04 Trusty LTS : 4.4.0-1009.9

A noter que Ubuntu 17.04 (Zesty Zapus) ne recevra pas de patch car sa date de fin de support (end of life) est au 13 janvier 2018. Ce n’est pas une release LTS donc son cycle de 9 mois a pris fin, il faut mettre à jour vers Ubuntu 17.10.

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Intermédiaire Linux Téléchargement

Télécharger et installer Ubuntu 17.04

La version 2017 du système d’exploitation Ubuntu est la 17.04, sortie en avril 2017. Si cette édition n’est pas badgée LTS (Long Time Support) comme la 16 et n’est donc pas privilégiée par les entreprises, les utilisateurs de Linux à la maison préfèrent généralement installer la dernière version disponible du système. Le nom de code de Ubuntu 17.04 est Zesty Zapus.

Ce tutoriel est réalisé pas à pas pour que débutants, étudiants et techniciens puissent découvrir et apprendre à installer Ubuntu 17 sans se poser de questions, que ce soit sur leur ordinateur ou dans une machine virtuelle, pour des tests ou pour en faire un ordinateur principal.

 

Télécharger Ubuntu 17.04

Le téléchargement de l’installation Ubuntu 17.04 est gratuit et disponible sur cette page.

Si l’incitation au don est assez forte, on peut demander à télécharger le fichier ISO sans payer en cliquant sur « Not now, take me to the download » en bas de page ou directement aller sur cette page de téléchargement Ubuntu Desktop 17.04 en 64bits.

Des téléchargements alternatifs existent, comme par BitTorrent ou en prenant le network installer, plus léger.

 

Mettre l’installation Ubuntu sur DVD ou clé USB

Une fois le fichier ISO téléchargé, on peut le graver sur DVD ou créer une clé USB d’installation de Linux Ubuntu. pour installer le système d’exploitation sur un ordinateur. Dans le cas d’une virtual machine (VMware, Hyper-V, VirtualBox…), le fichier ISO suffira.

 

Installer Ubuntu 17

Sur un ordinateur de bureau, un PC portable ou une machine virtuelle, l’OS Ubuntu s’installe de la même manière.

1. Démarrer sur le support (ISO, clé USB, DVD). Pour les ordinateurs fixes ou portables qui passeront entièrement sur Ubuntu, il faudra peut-être régler le Bios en conséquence : voir pour Asus, Toshiba et Dell par exemple.

2. Sur le premier écran de bienvenue, choisir la langue « Français » et cliquer sur « Installer Ubuntu » :

3. Si la machine est connectée à internet, cocher les lignes « Télécharger les mises à jour pendant l’installation de Ubuntu » et « Installer les logiciels tiers pour le matériel graphique et le Wi-Fi, Flash, MP3 et autres supports » pour avoir un système d’exploitation qui reconnaitra le matériel vidéo et réseau, et prêt à lire de la musique.

4. Pour une installation standard, choisir le type d’installation « Effacer le disque et installer Ubuntu » et valider par « Installer maintenant » : ainsi, le disque sera formaté et l’assistant fera tout seul la création des partitions. Pour utiliser LVM, chiffrer le disque ou dimensionner les partitions, utiliser les options proposées.

5. Valider les changements pour écraser le disque dur et installer Ubuntu 17.

6. Vérifier le fuseau horaire et cliquer sur Continuer.

7. Configurer la disposition du clavier : « French » à gauche, « French – French (legacy, alternative) » pour un clavier français azerty, ou autre paramètre selon le matériel. On peut tester en écrivant quelques mots et en vérifiant les caractères spéciaux (@, €, #…).

8. A l’écran suivant, indiquer :

  • Votre nom : sera affiché comme nom de session
  • Nom de l’ordinateur : hostname
  • Nom d’utilisateur : login utilisé par le système
  • Mot de passe : si possible complexe avec majuscule, minuscule, chiffre et caractère spécial

9. Le téléchargement des mises à jour et l’installation du système est en cours.

10. A la fin de l’opération, un message demander à « Redémarrer maintenant » l’appareil.

11. Un autre message sur fond noir peut demander de retirer le support d’installation DVD ou USB (please remove the installation medium) : le faire puis appuyer sur Entrée. Dans le cas d’une VM, déconnecter le fichier ISO monté.

12. Le système d’exploitation Linux Ubuntu 17 est maintenant installé et est prêt à utiliser. Vérifier si le matériel est bien reconnu (carte graphique, partie audio, réseau Ethernet et WiFi… Dans le cas d’une machine virtuelle VMware, penser à installer les VM Tools pour prendre en charge les périphériques virtuels.

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Expert Linux Logiciels SGBD

Installer SQL Server sur Linux Ubuntu

C’est une grande nouveauté dans le monde des SGBD, à savoir les systèmes de gestion de base de données. Depuis toujours, le système SQL Server ne s’installait que sur des environnements Windows, mais avec la version SQL Server 2017, Microsoft a rendu compatible son célèbre gestionnaire avec les distributions Linux. Une avancée considérable pour héberger des bases de données SQL Server sous Linux, en environnement web, hautement critique et où les OS Windows n’étaient pas les bienvenus.

Si l’installation graphique de SQL Server Windows est assistée mais pas forcément facile à réaliser, télécharger et installer SQL Server sur Linux est même possible en quelques lignes de commande. Ce tutoriel montre comment ajouter un serveur SQL sur la distribution Ubuntu, ici en version 16 LTS.

 

Installer SQL Server sur Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal sur le serveur Ubuntu ou une connexion à distance SSH.

2. Importer les clés GPG du repository (dépôt) public de Microsoft :

curl https://packages.microsoft.com/keys/microsoft.asc | sudo apt-key add –

3. Ajouter le repository MSSQLServer pour Ubuntu :

sudo add-apt-repository « $(curl https://packages.microsoft.com/config/ubuntu/16.04/mssql-server.list)« 

4. Vérifier les derniers paquets disponibles :

sudo apt-get update

5. Installer le logiciel SQL Server depuis les dépôts officiels :

sudo apt-get install -y mssql-server

6. Cette commande va définir la version à installer et préciser le mot de passe du compte sa :

sudo /opt/mssql/bin/mssql-conf setup

a. Choisir l’édition de SQL Server à installer entre :

  • Evaluation (trial de 180 jours)
  • Développeur (pour les éditeurs de logiciels informatiques)
  • Express (gratuit mais limitée)
  • Web (payant, destinée aux serveurs web)
  • Standard (payant, pour entreprises)
  • Enterprise (payant, pour grandes entreprises)

b. Choisir la langue : Français est l’option 4.

c. Définir un mot de passe administrateur système de SQL Server (compte intégré sa). Un avertissement en rouge sera affiché si le password proposé n’est pas assez complexe (8 caractères avec majuscule, minuscule, chiffre, symbole).

7. Vérifier que le service mssqlserver est bien démarré :

systemctl status mssql-server

Cette commande servira aussi dans l’administration courante de SQLServer pour Linux Ubuntu.

A noter que le port par défaut est le TCP 1433, à ouvrir sur le firewall Ubuntu si iptable ou un autre pare-feu est configuré.

 

Installer les outils d’administration de SQL Server Linux

Si l’installation des outils de gestion SQL Server doivent être installés sans la partie serveur du SGBD, refaire les étapes 1, 2 et 3 de la première partie de ce tutoriel pour ajouter les dépôts sur Ubuntu.

1. Ajouter le repository suivant :

sudo add-apt-repository « $(curl https://packages.microsoft.com/config/ubuntu/16.04/prod.list)« 

2. Lancer un update :

sudo apt-get update

3. Installer unixODBC :

sudo apt-get install -y mssql-tools unixodbc-dev

4. Un écran rose s’ouvre, accepter « oui » le contrat de licence de mssql-tools et de msodbcsql.

5. Pour une utilisation simplifiée des commandes, ajouter cette variable d’environnement PATH :

echo ‘export PATH= »$PATH:/opt/mssql-tools/bin »‘ >> ~/.bash_profile

echo ‘export PATH= »$PATH:/opt/mssql-tools/bin »‘ >> ~/.bashrc

source ~/.bashrc

Ces commandes ne renvoient aucun résultat.

 

Se connecter à SQL Server Linux avec sqlcmd

L’outil en ligne de commande sqlcmd permet de se connecter au serveur SQL local ou distant.

La commande de connexion par défaut de Microsoft est celle-ci :

sqlcmd -S localhost -U SA -P ‘<YourPassword>’

où :

  • -S : nom de SQL Server (localhost = local)
  • -U : username, le nom d’utilisateur (par défaut « sa » a été configuré)
  • -P : password / mot de passe (celui qui a été défini précédemment)

Dans l’exemple d’un serveur SQL local, cela donnerait :

sqlcmd -S localhost -U SA -P M0tDeP@sse

Pour se connecter à un serveur SQL distant :

sqlcmd -S sqlubuntu -U SA -P M0tDeP@sse

 

Créer une base de données en ligne de commande

Après avoir installé le serveur SQL et l’outil de gestion Linux, nous allons créer une base de données pour ensuite effectuer quelques requêtes.

  1. Taper la commande suivante pour créer une BDD au nom de windowsfacile :

CREATE DATABASE windowsfacile

2. Valider la requête avec :

GO

Chaque commande devra être suivie d’une ligne « GO » pour exécuter la requête.

3. Vérifier la création de la base avec cette simple commande qui va renvoyer la liste des BDD montées :

SELECT Name from sys.Databases

GO

4. Le résultat contient les bases par défaut (master, tempdb, model et msdb) ainsi que notre base windowsfacile.

5. Pour quitter l’outil sqlcmd, entrer : quit

 

Se connecter à SQL Server Linux depuis Windows

L’outil de gestion graphique officiel de SQL Server depuis un poste Windows est SQL Server Management Studio (ce tutoriel explique comment l’installer).

1. Ouvrir le logiciel SQL Management Studio (SSMS).

2. Dans la fenêtre de connexion, renseigner l’adresse IP ou nom DNS du serveur SQL Linux, le compte SQL « sa » ainsi que son mot de passe.

3. Notre base de données est bien présente. On peut ainsi exécuter des requêtes, gérer les droits et les utilisateurs sur le serveur SQL hébergé sur Linux Ubuntu, comme si le SGBD était installé sur un OS Windows. SQL Server version 14 correspond à l’édition 2017 (voir les versions).

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Intermédiaire Linux

Linux : changer date et heure en ligne de commande

Si tous les environnements graphiques Linux permettent de gérer les paramètres de l’ordinateur de manière assez simple et aussi proche qu’un système Windows, la plupart des serveurs d’entreprises ne tournent qu’en version minimale et sont donc dépourvus de la souris. Cela n’empêche pas les administrateurs de pouvoir tout configurer avec des lignes de commande, aussi puissantes en shell qu’en Windows PowerShell.

Ce tutoriel explique comment modifier la date et/ou l’heure d’un système Linux avec une simple ligne de commande. Ce n’est pas tant la commande qui est compliquée à retenir mais plutôt la syntaxe pour définir date et heure car il n’y a pas de réelle logique.

Si l’on peut configurer les postes et serveurs membres d’un domaine LDAP ou Active Directory pour qu’ils se calent sur l’heure du serveur principal, les machines indépendantes peuvent subir un décalage horaire du fil du temps si elles n’ont pas accès à internet ou à un serveur de temps NTP (Network Time Protocol) pour synchroniser l’horloge locale.

Cette procédure fonctionne avec toutes les distributions Linux, comme par exemple Debian, Ubuntu, Red Hat, CentOS, Fedora…

 

Modifier la date et l’heure sous Linux

1. Ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande « date » pour afficher la date et l’heure courante du système.

3. La syntaxe de la commande est la suivante :

date MMDDHHmmAA

  • MM = mois sur deux chiffres
  • DD = jour sur deux chiffres
  • HH = heure sur deux chiffres
  • mm = minutes sur deux chiffres
  • AA = année sur deux chiffres

Par exemple pour changer la date au 1er septembre 2017 à 09h37 : date 0901093717

4. Refaire un « date » pour vérifier que la modification ait bien été appliquée.

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Intermédiaire Linux

Arrêter une machine Ubuntu en ligne de commande

Entre shutdown et halt, on ne s’en sort plus. Et l’argument « now » a disparu des dernières versions de la distribution. Ce tutoriel explique comment éteindre ou redémarrer un système Ubuntu avec une simple ligne de commande. C’est utile pour les serveurs Ubuntu dépourvus d’environnement graphique mais les postes de travail avec Gnome ou KDE peuvent aussi utiliser cette manière d’arrêter le système. Ces commandes fonctionnent également en accès distant par une connexion SSH sur le poste Linux, que ce soit depuis une autre machine Linux ou depuis un PC Windows (avec PuTTY par exemple) ou un Mac.

Ces commandes fonctionnent sur toutes les versions d’Ubuntu mais également sur les autres distributions Linux basées sur Debian. Les autres distributions (Red Hat, CentOS…) ne sont pas compatibles avec ces commandes. A noter qu’il est aussi possible d’arrêter ou de redémarrer un ordinateur Windows avec une simple ligne de commande.

 

Arrêter Ubuntu en ligne de commande

Taper la commande suivante pour arrêter immédiatement un système Ubuntu :

sudo shutdown -P 0

L’option « 0 » (zéro) signifie qu’il faut attendre 0 minute avant l’extinction. Cet argument remplace le now.

 

Redémarrer Ubuntu en ligne de commande

Cette commande va redémarrer le système Ubuntu :

sudo shutdown -r 0

L’argument « r » veut dire « reboot » et « 0 » pour un redémarrage immédiat.

 

Pour toute question relative à ce guide, veuillez utiliser le forum plutôt que les commentaires ci-dessous.

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Intermédiaire Linux Réseau

Ubuntu : configurer un proxy internet

Certaines entreprises et universités imposent de configurer son ordinateur avec un « proxy » pour naviguer sur internet. Ce système permet généralement de filtrer les sites web mais aussi de mieux sécuriser les postes qui s’y connectent. Sans le paramétrage de ce proxy, impossible d’aller sur internet ou de recevoir ses mails. Peu importe le navigateur utilisé (Firefox, Chrome…), il est préférable de configurer le proxy du système pour que tous les services aient accès au réseau. Ce guide explique comment réaliser cette opération serveur mendataire avec un OS Linux Ubuntu.

Cette méthode est graphique avec l’environnement Gnome Unity mais est également valable pour les autres interfaces graphiques Ubuntu (KDE, Xfce…). Le même tutoriel existe pour Windows et macOS.

A noter que ce tutoriel concerne la configuration du poste client pour le proxy. Côté serveur, ce sera beaucoup plus compliqué à mettre en place, comme tout service réseau lié à la sécurité. Plusieurs rôles existent pour justifier la mise en place d’un proxy dans une entreprise, une école ou au sein d’une autre organisation. D’une part, le proxy permet de filtrer (par exemple bloquer le téléchargement illégal ou empêcher le surf sur des sites porno), peut servir de cache (sorte d’intermédiaire pour éviter de télécharger 200 fois la même image, le proxy stocke une seule fois la photo et la délivre en LAN aux utilisateurs connectés) et permet de réguler la bande passante (c’est-à-dire de la QoS pour réserver une partie de la bande passante à des flux critiques et limiter le débit de sites gourmands mais non productifs, comme YouTube par exemple). D’autres usages du proxy sont décrits sur cette page « Un serveur proxy, c’est quoi ? » avec des explications techniques sur le niveau application et circuit. Un exemple connu d’utilisation d’un serveur mandataire est celui de « proxy anonyme » pour (avoir l’impression de) surfer anonymement sur internet, par exemple avec Tor. L’utilisation de l’oignon (en référence à son logo) est soutenue par Edward Snowden, qui milite entre autres pour un accès à internet sans surveillance de la NSA et compagnie.

 

Paramétrer un proxy système sur Ubuntu

1. Dans la barre latérale de gauche, cliquer sur l’icône de roue dentée des « Paramètres système » :

2. Ouvrir « Réseau » dans le groupe « Matériel » :

3. Sélectionner « Serveur mandataire » :

4. A la ligne « Méthode » choisir « Manuel » et configurer le proxy comme indiqué par votre entreprise, université, administration.

Exemple de configuration du proxy mandataire :

5. Cliquer sur le bouton « Appliquer à tout le système » pour que la modification soit immédiatement mise en place (inutile de redémarrer l’ordinateur ou les services réseau).

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Intermédiaire Linux

Renommer un ordinateur Ubuntu ou Debian

Distribution Linux la plus célèbre, Ubuntu peut être utilisé pour des serveurs comme en tant que simple ordinateur de bureau. Si l’environnement graphique est indispensable en mode PC classique, les rôles de serveur peuvent s’en passer allègrement. C’est pour cette raison que ce guide explique comment changer le nom de l’ordinateur avec des commandes à taper dans une console Terminal (aussi compatible Debian). Les systèmes Ubuntu avec environnement graphique pourront modifier le nom de la machine à l’aide des menus.

 

Changer le nom d’un PC Ubuntu graphique

1. Cliquer sur la roue dentée « Paramètres système » dans le lanceur Ubuntu (barre menu à gauche de l’écran).

2. Trouver « Détails » (aussi une icône de roue dentée).

3. Modifier le nom de l’ordinateur (Nom du périphérique) :

4. Redémarrer la machine pour valider le nouveau nom d’ordinateur.

 

Changer le nom d’un poste Ubuntu ou Debian (en ligne de commande)

Ce tutoriel explique comment renommer un ordinateur ou un serveur Ubuntu ou Debian. Concrètement, on va changer le hostname et le hosts grâce à quelques lignes de commande.

1. Ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande : sudo vi /etc/hostname

3. Modifier le nom de l’ordinateur : Insert, nouveau nom, Echap, :wq pour enregistrer et quitter.

4. Vérifier le hostname : cat /etc/hostname

5. Editer le fichier réseau hosts : sudo vi /etc/hosts

6. Changer le nom de l’ordinateur :

7. Vérifier le fichier hosts : cat /etc/hosts

8. Redémarrer Ubuntu (reboot).

9. Vérifier le nouveau nom de l’ordinateur par la commande : hostname

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Expert Linux Virtualisation

VMware Workstation : installer Ubuntu en français

Le titre peut surprendre par l’apparente simplicité à réaliser cette opération, pourtant ce n’est pas une possibilité offerte par défaut dans le logiciel de virtualisation VMware Player (gratuit) ou Workstation Pro (payant). Avec l’un de ces logiciels, lorsqu’on crée une nouvelle machine virtuelle en chargeant un fichier ISO Ubuntu, l’assistant Easy Install va automatiquement passer les questions préalables à l’installation du système d’exploitation. Or, on ne peut ainsi pas choisir le nom de l’ordinateur (hostname), le fuseau horaire ni la langue du système. Et on se retrouve ainsi avec un système Ubuntu en anglais. Bien sûr, il est possible de changer la langue du système pour passer de l’anglais au français mais ce serait plus simple et ça consommerait moins de ressources de le faire dès l’installation initiale.

Ce tutoriel montre comment obtenir Ubuntu en Français dans une machine virtuelle VMware Workstation Player (gratuit) ou VMware Workstation Pro. Toutes les versions du logiciel VMvare sont concernées ainsi que les éditions successives d’Ubuntu. Par extension, les autres distributions Linux supportées se comportent de la même manière (RedHat, SUSE, Oracle Linux, Debian, Fedora, openSUSE, Mint et CentOS).

 

Ubuntu par défaut dans une machine virtuelle VMware

La création d’une nouvelle machine virtuelle se fait habituellement de cette manière.

1. Choisir « Create a new virtual machine » .

2. Charger le fichier ISO Ubuntu (ubuntu-16.04.1-desktop-amd64.iso par exemple). C’est ici que l’assistant VMware Easy Install prend le relai.

3. Indiquer Nom d’utilisateur, login et mot de passe de session Ubuntu.

4. Donner un nom à la machine virtuelle et un dossier de stockage.

5. Définir la taille allouée au disque.

6. Confirmer la création de la VM et l’installation d’Ubuntu va automatiquement démarrer.

7. Une fois cette opération terminée, Ubuntu est installé en langue anglaise.

 

Installer Ubuntu en Français dans VMware Workstation

1. Cliquer sur « Create a new virtual machine » .

2. Choisir « I will install the operating system later » :

3. Préciser l’OS : LinuxUbuntu 64-bit.

4. Donner un nom à la VM et indiquer où elle sera créée.

5. Spécifier la taille du disque dur virtuel.

6. Confirmer la création de la machine virtuelle en cliquant sur Finish.

7. Faire un clic droit sur la VM ainsi créée et choisir Settings (Paramètres) :

8. A gauche, cliquer sur « CD/DVD (SATA) » et sélectionner le fichier ISO d’installation Ubuntu (Use ISO image file, Browse). Valider par OK.

9. Démarrer la machine virtuelle vierge (Play virtual machine), l’écran d’installation du système Ubuntu se présente comme sur un ordinateur classique, avec toutes les options préalables avant de démarrer la copie des fichiers.

10. Après quelques minutes, Ubuntu est installé en français.

11. Restera à installer les VMware Tools pour profiter pleinement des fonctionnalités et performances du hardware au sein de la machine virtuelle Linux.

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Intermédiaire Linux Réseau

Ubuntu / Debian : installer le serveur SSH

Par défaut, Ubuntu Desktop est livré avec un environnement graphique (Unity). D’autres interfaces existent (KDE, Xfce, Mate, etc) et on peut passer de l’une à l’autre en installant les paquets concernés. Mais pour un accès à distance, rien de mieux qu’une session SSH pour contrôler la machine depuis un autre ordinateur du réseau. Pas livré dans les paquets d’origine, le serveur SSH s’installe en quelques secondes et s’avère être l’une des premières choses à faire pour un Ubuntu d’entreprise ou en petit réseau local domestique. La procédure est identique sur Debian ou autre distribution basée dessus.

 

Télécharger et activer le serveur SSH sur Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal (en local donc).

2. Mettre à jour la liste des fichiers disponibles dans les dépôts APT :

sudo apt-get update

3. Installer le serveur OpenSSH :

sudo apt-get install openssh-server

4. C’est tout, le serveur SSH s’active automatiquement. Au cas où, il faudrait lancer un sudo service ssh start.

 

Se connecter à Ubuntu par SSH

Avec OpenSSH Server installé, il suffit de se connecter depuis un autre poste : Terminal Linux ou PuTTY Windows.

1. Indiquer l’adresse IP ou le nom de la machine si le DNS est renseigné.

2. Laisser le port 22 par défaut pour SSH.

3. Démarrer la connexion par le bouton « Open » :

4. Indiquer un login et son mot de passe associé :

5. La connexion SSH est établie, un message d’accueil de ce type est affiché :
Welcome to Ubuntu 16.04.1 LTS (GNU/Linux 4.4.0-31-generic x86_64)

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Intermédiaire Linux Logiciels

Installer Google Chrome sur Linux (Ubuntu, Debian, Fedora…)

Si l’installation du navigateur Google Chrome est très simple à réaliser sous Windows, la même opération sous Linux est équivalente mais s’avère un peu plus complexe quand on n’utilise pas un environnement graphique habituel avec ses assistants. La mise en place n’est pas automatique et nécessite quelques étapes en ligne de commande pour obtenir le navigateur internet sur son ordinateur Ubuntu, Debian, Fedora, OpenSuse, RedHat, CentOS ou autre distribution équivalente basée sur les paquets DEB et RPM.

Puisque sous Linux, tout est plus compliqué ou plus simple, selon les points de vue, voici différentes manières d’installer le navigateur Google Chrome sur Ubuntu, Debian, Fedora, Red Hat, CentOS et autres distributions.

 

Télécharger la dernière version de Google Chrome sur Linux

Google Chrome pour Ubuntu et Debian

1. Télécharger la dernière version stable sur ce lien : google-chrome-stable_current_amd64.deb

2. Installer avec le Gestionnaire de paquets Ubuntu Software ou en ligne de commande.

Google Chrome pour Fedora, Red Hat, CentOS

1. Télécharger Google Chrome dernière version stable en RPM : google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

2. Installer avec l’assistant graphique ou en ligne de commande.

 

Installation sous Ubuntu / Debian en ligne de commande

Méthode la plus simple

1. Ouvrir un Terminal.

2. Ajouter le dépôt Google :

sudo sh -c 'echo "deb https://dl.google.com/linux/chrome/deb/ stable main" > /etc/apt/sources.list.d/google-chrome.list'

3. Demander un update des listes :

sudo apt-get update

4. Installer le dernier Google Chrome disponible :

sudo apt install google-chrome-stable

Méthode manuelle

1. Ouvrir un Terminal.

2. Télécharger la version 64bits de Google Chrome au format DEB :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_amd64.deb

3. Installer le paquet téléchargé :

sudo apt install google-chrome-stable_current_amd64.deb

 

Installation Fedora / RHEL / CentOS en ligne de commande

1. Ouvrir un Terminal.

2. Télécharger la version 64bits de Google Chrome :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

3. Installer le paquet téléchargé :

sudo yum install ./google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

ou sur Fedora récent :

sudo dnf install google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

4. Ouvrir le programme :

google-chrome &

 

Mettre à jour Chrome en ligne de commande

1. Fermer le navigateur Chrome et ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande suivante :

sudo yum update google-chrome-stable

ou

sudo dnf update google-chrome-stable
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Linux Logiciels

Installer Java sur Ubuntu (JDK / JRE)

Par défaut, le système d’exploitation Ubuntu n’embarque pas le logiciel Java. Tant mieux car ses versions sont vite obsolètes en raison de correctifs qui comblent des failles de sécurité sans cesse découvertes. Si Java n’est plus indispensable au quotidien pour naviguer sur internet, certaines applications web ou métier imposent d’utiliser le runtime client (JRE) voire le Development kit (JDK). Deux solutions sont possibles pour installer Java sur Linux version Ubuntu / Debian : OpenJDK (Java version open source) ou JRE / JDK version propriétaire Oracle. Le tout se fait par ligne de commande dans un simple terminal.

 

Java est-il déjà installé ?

1. Mettre à jour le système : apt-get update

2. Vérifier si Java n’est pas déjà installé : java -version

Si un retour est affiché, le logiciel client (JRE) ou serveur (JDK) est présent sur Ubuntu dans la version indiquée.

 

Installer OpenJDK (Java open source)

1. Commande pour installer le client openjdk (donc uniquement le JRE) dans la dernière version 8 :

sudo apt-get install openjdk-8-jre

Si c’est la version 7 qu’il faut installer, demander : sudo apt-get install openjdk-7-jre

2. Vérifier l’installation :

java -version

Le retour doit être similaire à ceci :

openjdk version « 1.8.0_111 »
OpenJDK Runtime Environment (build 1.8.0_111-8u111-b14-2ubuntu0.16.04.2-b14)
OpenJDK 64-Bit Server VM (build 25.111-b14, mixed mode)

 

Installer Oracle Java

1. Ajouter le repo officiel Java Oracle :

sudo apt-add-repository ppa:webupd8team/java

2. Demander un rafraichissement des paquets disponibles :

sudo apt-get update

3. Installer Java version Oracle :

sudo apt-get install oracle-java8-installer

4. Modifier JAVA_HOME, exemple avec le chemin d’installation par défaut :

export JAVA_HOME=/usr/lib/jvm/java-8-oracle

5. Vérifier la bonne installation du logiciel :

java -version

qui doit renvoyer quelque chose comme :

java version « 1.8.0_92 »
Java(TM) SE Runtime Environment (build 1.8.0_92-b14)
Java HotSpot(TM) 64-Bit Server VM (build 25.92-b14, mixed mode)

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Intermédiaire Linux

Créer une clé USB pour installer Ubuntu

La méthode la plus simple pour installer Ubuntu est de télécharger l’installation au format ISO et de graver ce fichier sur un DVD. A ce propos, Windows sait nativement graver un fichier ISO sur CD ou DVD vierge. Mais pour éviter de gaspiller une galette et pour accélérer le temps d’installation de l’OS, on peut préférer créer une installation de Linux Ubuntu sur clé USB.

Les téléchargements ci-dessous sont tous gratuits, aussi bien le système Ubuntu que l’utilitaire pour créer la clé USB. Cela ne coûte donc rien du tout d’installer Linux sur un ordinateur, à l’exception bien sûr du PC en lui-même et de la clé USB pour installer Ubuntu.

Ce tutoriel a été réalisé sous Windows et s’applique à toutes les versions du système d’exploitation Microsoft.

 

Prérequis

  • Un ordinateur sous Windows
  • Une clé USB de 2Go ou plus
  • Une connexion internet pour télécharger l’installation de Ubuntu (environ 1,5Go)

 

Télécharger ISO installation Ubuntu

Aller sur le site officiel pour télécharger le fichier ISO Ubuntu dans sa dernière version.

Des éditions alternatives existent pour ne pas avoir l’environnement Unity : Kubuntu (KDE proche de l’interface graphique de Windows), Xubuntu (XFCE, plus léger), Lubuntu (LXDE, encore plus léger), Ubuntu-Mate (Mate)…

Des explications plus complètes sont à lire sur cette page de téléchargement Ubuntu LTS.

 

Télécharger l’outil gratuit Rufus

Télécharger “Rufus” rufus.exe – Téléchargé 29838 fois – 916 Ko

Ou sur le site officiel

 

Créer une clé USB d’installation de Ubuntu

1. Ouvrir le programme Rufus (fichier rufus.exe dans Téléchargements).

Si Windows SmartScreen pose une question, cliquer sur « Run » pour démarrer le logiciel.

2. A la première ligne « Périphérique » , vérifier que la clé USB soit bien reconnue.

3. Cliquer sur l’icône en forme de CD-ROM, à côté de « Créer un disque de démarrage : FreeDOS / Image ISO » pour charger le fichier ISO Ubuntu.

4. Donner un nom à la clé USB dans « Nom de volume » .

5. Cliquer sur le bouton « Démarrer » en bas de l’écran.

6. Valider par « Oui » si un message s’affiche pour télécharger un composant Syslinux :

7. Si une question ISOHybrid est posée, valider le format « écrire en mode image ISO » :

8. Valider l’effacement de la clé pour démarrer la copie.

9. La clé USB d’installation d’Ubuntu est en cours de création.

10. Lorsque la barre de progression est totalement verte et que le statut « PRET » est affiché, la clé USB est prête. Cliquer sur « Fermer » et éjecter proprement le périphérique USB.

11. La clé USB est prête pour installer Ubuntu sur un nouvel ordinateur.