Catégories
Expert Linux

Debian : créer un service Linux (daemon)

Un daemon Linux est l’équivalent d’un service Windows, c’est-à-dire un processus qui tourne en arrière-plan du système d’exploitation. Les démons Linux sont utilisés pour démarrer automatiquement un programme ou exécuter un script à chaque démarrage / redémarrage du système, par exemple pour un serveur web httpd ou nginx, un SGBD tel que Oracle ou PostgreSQL, etc. Ajouté à init.d, le nouveau processus sera en démarrage automatique et on pourra ainsi le surveiller avec un « status » et le gérer avec « start », « restart », « stop ».

Ce tutoriel explique comment créer et ajouter un daemon sur Debian, un service local Linux. Fonctionne sur les serveurs, machines virtuelles et postes de travail. La procédure est identique pour créer un daemon Ubuntu.

 

Créer un daemon sous Debian

1. Ouvrir un terminal locale ou une connexion à distance par SSH.

2. Créer un nouveau fichier avec un éditeur de texte (vi, vim, nano, gedit, emacs…) :

sudo vi /etc/init.d/windowsfacile

3. Ecrire ou copier/coller un script du ou des processus à exécuter automatiquement à chaque démarrage.

#!/bin/bash
### BEGIN INIT INFO
# Provides: windowsfacile
# Required-Start:
# Required-Stop:
# Default-Start: 2 3 4 5
# Default-Stop: 0 1 6
# Short-Description: Start windowsfacile at boot time
# Description: Enable windowsfacile service
...

4. Ajouter le droit d’exécution sur ce nouveau fichier :

sudo chmod +x /etc/init.d/windowsfacile

5. Activer le daemon dans systemctl :

sudo systemctl enable windowsfacile

6. Recharger les daemons du système (ou redémarrer Debian) :

sudo systemctl daemon-reload
Catégories
Intermédiaire Linux Réseau

Montage réseau NFS et CIFS sur Debian

Vous souhaitez monter un lecteur réseau sur une distribution Debian, mais un message pas très explicite renvoie une erreur sans proposer de solution ? Une histoire de « mauvais type de système de fichiers, option erronée, superbloc erroné » mais sans indication quelconque. Ce tutoriel indique l’erreur rencontrée et la solution pour remédier à ce problème, à savoir comment créer un montage réseau NFS (serveur Linux) ou CIFS (serveur Windows SMB) sur Debian. Cela fonctionne sur toutes les versions de la distribution Debian et GNU Linux assimilés, que ce soit sur un serveur, un poste de travail ou une machine virtuelle.

Nous sommes donc côté client, le poste qui se connecte à un partage NFS ou CIFS distant. Pour la partie serveur, cela fait l’objet d’un autre tutoriel. Pour Ubuntu, cela se passe ici.

 

Message d’erreur montage réseau Debian

mount : type erroné de syst .de fichiers, option erronée, super bloc erroné sur servernfs:/h/re/osdist/linux/vendors, codepage ou aide manquante ou autre erreur (pour plusieurs syst. de fichiers (nfs, cifs) vous aurez besoin d’un programme /sbin/mount.<type> intermédiaire) Dans quelques cas certaines informations sont utiles dans syslog – essayez dmesg | tail ou quelque chose du genre

Refer to the mount.cifs(8) manual page (e.g. man mount.cifs) and kernel log messages (dmesg)

 

Solution pour monter un partage NFS et CIFS sur Debian

Bien que non explicite, la solution est simple. Il faut installer un paquet qui permettra de créer un montage NFS. Il existe l’équivalent pour les partages réseau Windows, afin d’avoir un montage CIFS.

1. Ouvrir un Terminal ou une connexion SSH.

2. Après s’être identifié avec un compte utilisateur, se connecter en root :

su

3. Installer le ou les paquets suivants :

apt install nfs-common
apt install cifs-utils

4. Ajouter la ligne dans /etc/fstab si nécessaire (voir paragraphe ci-dessous).

5. Créer les répertoires sur le disque :

mkdir /mnt/partagenfs

5. Donner les droits à l’utilisateur sur ces nouveaux dossiers :

chown nobody:nogroup /mnt/partagenfs
chmod 755 /mnt/partagenfs

6. Demander le montage, ici de tous les ajouts :

mount -a

7. Le ou les montages sont correctement effectués et le seront à chaque redémarrage du système grâce aux informations dans fstab.

 

Exemple de montage NFS dans fstab

srvlinux:/srv/compta /mnt/compta nfs defaults,user,auto

Exemple de montage CIFS (Windows) dans fstab

//SRVWINDOWS/Partage/Compta /mnt/compta cifs username=comptable,password=mdpcomptable,file_mode=0777,dir_mode=0777 0 0
Catégories
Intermédiaire Linux Réseau

Installer un Bureau à distance XRDP sur Ubuntu et Debian

Pour faire du télétravail ou accéder à distance à un ordinateur Linux, il existe de nombreuses solutions. Aucune n’est préinstallée mais les logiciels se comptent par dizaines, entre gratuits et payants. VNC, Teamviewer, X2Go.. mais aussi le protocole RDP avec XRDP. Basé sur cette technologie Microsoft, xrdp a l’avantage de s’utiliser comme le Bureau à distance de Windows. Ainsi, les postes clients Windows n’auront pas à changer de logiciel ou leurs habitudes pour se connecter à une machine Linux, sur base de Debian (donc Ubuntu, Mint, etc). Ce sera aussi la solution idéale pour servir un accès distant et graphique à Linux à travers une plateforme Microsoft RDS et ses RemoteApps.

Aussi, XRDP est open source et gratuit, ce qui en fait un avantage non négligeable. Ce tutoriel explique comment installer xrdp sur Ubuntu et Debian, ainsi que comment s’y connecter depuis un poste distant Windows ou Linux.

L’équivalent pour CentOS, RHEL et Fedora existe aussi.

 

Installer XRDP sur Ubuntu et Debian

Prérequis : un environnement graphique sur le poste ou le serveur Ubuntu / Debian.

1. Ouvrir, en local ou à distance, un Terminal ou une connexion SSH sur le poste auquel il faudra accéder à distance.

2. Lancer une mise à jour de la liste des paquets disponibles :

sudo apt update

3. Taper ou copier / coller la commande suivante pour installer xrdp :

sudo apt install xrdp

4. Activer xrdp en tant que service système pour que l’outil démarre tout seul à chaque démarrage.

sudo systemctl enable xrdp

5. Redémarrer le système d’exploitation.

sudo reboot

6. Le poste Ubuntu ou Debian est prêt pour être piloté à distance.

 

Se connecter en XRDP sur Debian et Ubuntu

Depuis un poste distant, la procédure est la même que pour joindre un Bureau à distance RDP de Windows.

Depuis Windows

1. Ouvrir l’outil Connexion Bureau à distance depuis le menu Démarrer ou en commande mstsc.exe.

2. Taper le nom du poste Linux (son hostname).

3. Un écran s’ouvre pour s’identifier : laisser Xorg, indiquer un nom d’utilisateur et le mot de passe associé.

4. Les options habituelles de Microsoft Bureau à distance sont compatibles, par exemple pour choisir la résolution d’affichage écran.

 

Depuis Linux

Tout comme ces logiciels servent à se connecter à un poste Windows, les clients Linux de toute sorte (base Debian, Red Hat…) peuvent utiliser rdesktop ou freerdp pour se connecter à une machine équipée de xrdp. Préinstallé sur Ubuntu, Fedora, etc, rdesktop est à essayer. Il est, de plus, scriptable pour ajouter des variables (résolution graphique, login…).

 

Impossible de se connecter ?

Si la connexion ne se fait pas ou que l’écran reste noir, il faudra se déconnecter (log out) ou redémarrer l’OS (reboot) et à nouveau essayer de se connecter à distance mais sans s’être identifié sur le poste local. On reboot, on ne se logue pas en local et on essaie tout de suite le contrôle à distance.

Catégories
Expert Linux

Installer ou mettre à jour Node.js sur Debian / Ubuntu

Node.js est un logiciel multiplateformes (Linux, Windows, macOS, Android…) et libre qui peut servir de serveur web HTTP / HTTPS et héberger des applications web. L’environnement d’exécution JavaScript NodeJS est donc compatible avec les distributions Linux Debian et Ubuntu, que l’on peut installer via les dépôts officiels de Nodesource.

Que ce soit pour installer le paquet d’origine ou pour monter en version (upgrade 10 vers 12, par exemple), ce tutoriel indique les commandes à taper pour les OS Debian, Ubuntu et autres distributions basées sur le même noyau (Linux Mint, Devuan, elemantary OS, Trisquel, BOSS, BunsenLabs). PC de développeur, machine de test ou serveur, la procédure est la même. Si votre machine est sur base Enterprise Linux, voici le tuto pour installer Node sur RHEL, Fedora et CentOS.

Cela va à chaque fois installer la dernière version disponible dans la release souhaitée. Par exemple, installer la v12 va mettre en place la 12.13.1

Remarque : s’il y a une erreur avec cette commande, il faudra installer le paquet curl et ré-exécuter la commande : sudo apt install curl

Pour ajouter les addons npm, il faudra les build tools : apt-get install -y build-essential

 

Installer / upgrade Node.js 13 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_13.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_13.x | bash -
apt-get install -y nodejs

 

Installer / upgrade Node.js 12 sur Ubuntu et Debian

En Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_12.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sur Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_12.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 11 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_11.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_11.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 10 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_10.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_10.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 8 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | bash -
apt-get install -y nodejs

Vérifier la version installée

Pour s’assurer que le logiciel soit bien installé dans la version souhaitée, une simple commande suffit :

node -v

Catégories
Intermédiaire Linux

Ubuntu et Debian : utiliser les alias « LL »

Le « LL » du titre est en majuscule pour apporter du confort à la lecture mais il s’agit bien de minuscules que l’on utilise. Les fameux « ll » sont usités comme abréviation pour « ls -l » afin de lister le contenu d’un répertoire Linux. Malheureusement, ces alias ne sont pas forcément actifs par défaut sur Debian ou d’anciennes versions Ubuntu. Ce tutoriel explique donc comment activer l’alias ll sous Debian et Ubuntu mais ce mode d’emploi ne se limite pas à ces seules distributions Linux. L’objectif est de créer un raccourci vers ls -l et en profiter pour en ajouter d’autres qui sont d’usage fréquent par les utilisateurs de système d’exploitation GNU / Linux : ls -A, ls -CF. Et tout ça se passe dans le bashrc.

On aura juste besoin de suivre ce tuto si la commande « ll » ne renvoie rien ou affiche une erreur de commande inconnue ou introuvable.

Les utilisateurs de Linux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser la console pour accéder à leurs fichiers n’auront pas un grand intérêt à activer ces alias. C’est surtout utile pour gérer à distance un serveur Linux ou maintenir des postes users, des tâches de sysadmin.

 

Activer l’alias « ll » sur Debian et Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal local ou une connexion distante SSH avec l’identifiant de l’utilisateur.

2. Utiliser un éditeur de textes pour modifier le bashrc du profil, de base vi. Penser à ajouter un « sudo » si nécessaire.

vi ~/.bashrc

Cela fonctionne aussi avec vim, emacs, etc.

3. Chercher la ligne commentée « # some more ls aliases » ou quelque chose d’équivalent :

4. Décommenter les lignes pour activer leur utilisation, en supprimant juste le symbole « # » :

  • alias ll=’ls -l’
  • alias la=’ls -A’
  • alias ll=’ls -CF’

5. Enregistrer les modifications et quitter l’édition du fichier bashrc.

6. Fermer la session en cours ou la connexion SSH. Dès la prochaine ouverture de session, le « double L » sera actif pour lister les fichiers en console.

 

Personnaliser l’alias « ll »

C’est aussi l’occasion de modifier la cible des alias. On pourra par exemple se faire une commande personnalisée avec ces variables :

  • l (petit L) : affiche en colonnes plutôt que sur une ligne
  • a : affiche les fichiers cachés en plus des fichiers classiques
  • s : ajoute la taille des fichiers
  • h : rend plus lisible la taille des fichiers (human readable)

On pourra donc se faire un alias ll = ls -lah.

Catégories
Expert Linux

Installer Nodejs 8 sur serveur Debian, Ubuntu

La documentation officielle de Node.js demande d’aller sur NodeSource pour télécharger des fichiers mais les distributions Linux Debian et Ubuntu proposent le logiciel dans leurs dépôts officiels. Bien que NodeJS version 8 soit LTS, son « End of life » est datée au 31 décembre 2019. Le 1er janvier 2020, il ne sera donc plus possible d’utiliser Node.js8 avec support. Il faudra basculer sur les LTS ultérieures que sont Node.js 10 ou Node.js 12. En attendant, ce tutoriel explique comment installer Node.js 8 LTS sur Debian et Ubuntu en quelques lignes de commande. La méthode la plus simple qui existe.

Node.js est un logiciel libre multiplateformes (GNU Linux, Windows, macOS, FreeBSD, AIX, Android et SmartOS) qui peut servir de serveur web HTTP / HTTPS et ainsi se passer d’un Nginx ou d’un Apache pour héberger des applications web développées avec NodeJS.

Pour installer ou mettre à jour dans une version plus récente de Node, suivre ce tuto pour Debian Ubuntu ou celui-ci pour Fedora, CentOS et RHEL.

 

Installer Node.js 8 LTS sur Ubuntu et Debian

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante SSH sur la machine Ubuntu ou Debian.

2. Installer curl si pas encore présent (au pire, l’assistant dira que le paquet est déjà présent sur le poste) :

sudo apt install curl

3. Ajouter l’URL :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | sudo -E bash -

-s signifie « silent » et -L « location »

4. Installer node.js de manière traditionnelle :

sudo apt install -y nodejs

5. L’environnement d’exécution JavaScript NodeJS est maintenant installé.

 

Cycle de vie des versions de Node.js

Catégories
Expert Linux

Linux : vider la mémoire RAM

Le système d’exploitation et les programmes ouverts consomment de la mémoire vive quand ils sont en cours d’utilisation. Même en idle, quand il tourne à vide sans traitement actif, un processus consomme de la RAM et/ou du swap. Et surtout, des logiciels ou des scripts peuvent gonfler leur utilisation mémoire et saturer la mémoire physique de l’ordinateur ainsi que le swap virtuel. Et ces programmes ne vident pas forcément l’espace qu’ils se sont alloués, gardant ainsi une large plage mémoire et ne libèrent pas cette ressource pour d’autres processus du système. Ce tutoriel explique donc comment libérer de la mémoire vive et du swap sur Linux, que ce soit sur Debian / Ubuntu ou sur RedHat / Fedora / CentOS.

On peut voir la mémoire utilisée par la commande top ou l’utilitaire htop, un peu plus joli. Ici, le poste dispose de 20Go de RAM (2×2 + 2x8Go) avec 13Go d’utilisé. Le swap est vide mais on peut trouver des serveurs et des

Par exemple, si plasmashell plante (environnement KDE) ou quand une console JVM (Java Virtual Machine) sature la mémoire : Caused by: java.lang.OutOfMemoryError: Java heap space

 

Vider la mémoire vive (RAM) d’un Ubuntu / Debian

1. Se connecter en Terminal local ou en SSH distant sur le poste ou le serveur Ubuntu / Debian.

2. Taper la commande suivante :

free -h && sudo sysctl vm.drop_caches=3 && free -h

3. Cela affiche la RAM utilisée, la vide puis ré-affiche la RAM utilisée pour montrer le gain de mémoire vive.

Cette procédure est la combinaison de deux commandes :

  • free -h : voir l’usage de la mémoire vive
  • sysctl vm.drop_caches=3 : vider le cache

 

Vider la mémoire vive (RAM) sur Red Hat / CentOS / Fedora

1. Se connecter en Terminal local ou en SSH distant avec un compte root.

2. Copier/coller la commande suivante :

free -h && sysctl vm.drop_caches=3 && free -h

3. La RAM est ainsi vidée de tout ce qui était obsolète. On utilise aussi la combinaison de free et de vm.drop_caches

Catégories
Intermédiaire Linux

Linux : changer date et heure en ligne de commande

Si tous les environnements graphiques Linux permettent de gérer les paramètres de l’ordinateur de manière assez simple et aussi proche qu’un système Windows, la plupart des serveurs d’entreprises ne tournent qu’en version minimale et sont donc dépourvus de la souris. Cela n’empêche pas les administrateurs de pouvoir tout configurer avec des lignes de commande, aussi puissantes en shell qu’en Windows PowerShell.

Ce tutoriel explique comment modifier la date et/ou l’heure d’un système Linux avec une simple ligne de commande. Ce n’est pas tant la commande qui est compliquée à retenir mais plutôt la syntaxe pour définir date et heure car il n’y a pas de réelle logique.

Si l’on peut configurer les postes et serveurs membres d’un domaine LDAP ou Active Directory pour qu’ils se calent sur l’heure du serveur principal, les machines indépendantes peuvent subir un décalage horaire du fil du temps si elles n’ont pas accès à internet ou à un serveur de temps NTP (Network Time Protocol) pour synchroniser l’horloge locale.

Cette procédure fonctionne avec toutes les distributions Linux, comme par exemple Debian, Ubuntu, Red Hat, CentOS, Fedora…

 

Modifier la date et l’heure sous Linux

1. Ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande « date » pour afficher la date et l’heure courante du système.

3. La syntaxe de la commande est la suivante :

date MMDDHHmmAA

  • MM = mois sur deux chiffres
  • DD = jour sur deux chiffres
  • HH = heure sur deux chiffres
  • mm = minutes sur deux chiffres
  • AA = année sur deux chiffres

Par exemple pour changer la date au 1er septembre 2017 à 09h37 : date 0901093717

4. Refaire un « date » pour vérifier que la modification ait bien été appliquée.

Catégories
Intermédiaire Linux

Arrêter une machine Ubuntu en ligne de commande

Entre shutdown et halt, on ne s’en sort plus. Et l’argument « now » a disparu des dernières versions de la distribution. Ce tutoriel explique comment éteindre ou redémarrer un système Ubuntu avec une simple ligne de commande. C’est utile pour les serveurs Ubuntu dépourvus d’environnement graphique mais les postes de travail avec Gnome ou KDE peuvent aussi utiliser cette manière d’arrêter le système. Ces commandes fonctionnent également en accès distant par une connexion SSH sur le poste Linux, que ce soit depuis une autre machine Linux ou depuis un PC Windows (avec PuTTY par exemple) ou un Mac.

Ces commandes fonctionnent sur toutes les versions d’Ubuntu mais également sur les autres distributions Linux basées sur Debian. Les autres distributions (Red Hat, CentOS…) ne sont pas compatibles avec ces commandes. A noter qu’il est aussi possible d’arrêter ou de redémarrer un ordinateur Windows avec une simple ligne de commande.

 

Arrêter Ubuntu en ligne de commande

Taper la commande suivante pour arrêter immédiatement un système Ubuntu :

sudo shutdown -P 0

L’option « 0 » (zéro) signifie qu’il faut attendre 0 minute avant l’extinction. Cet argument remplace le now.

 

Redémarrer Ubuntu en ligne de commande

Cette commande va redémarrer le système Ubuntu :

sudo shutdown -r 0

L’argument « r » veut dire « reboot » et « 0 » pour un redémarrage immédiat.

 

Pour toute question relative à ce guide, veuillez utiliser le forum plutôt que les commentaires ci-dessous.

Catégories
Intermédiaire Linux

Renommer un ordinateur Ubuntu ou Debian

Distribution Linux la plus célèbre, Ubuntu peut être utilisé pour des serveurs comme en tant que simple ordinateur de bureau. Si l’environnement graphique est indispensable en mode PC classique, les rôles de serveur peuvent s’en passer allègrement. C’est pour cette raison que ce guide explique comment changer le nom de l’ordinateur avec des commandes à taper dans une console Terminal (aussi compatible Debian). Les systèmes Ubuntu avec environnement graphique pourront modifier le nom de la machine à l’aide des menus.

 

Changer le nom d’un PC Ubuntu graphique

1. Cliquer sur la roue dentée « Paramètres système » dans le lanceur Ubuntu (barre menu à gauche de l’écran).

2. Trouver « Détails » (aussi une icône de roue dentée).

3. Modifier le nom de l’ordinateur (Nom du périphérique) :

4. Redémarrer la machine pour valider le nouveau nom d’ordinateur.

 

Changer le nom d’un poste Ubuntu ou Debian (en ligne de commande)

Ce tutoriel explique comment renommer un ordinateur ou un serveur Ubuntu ou Debian. Concrètement, on va changer le hostname et le hosts grâce à quelques lignes de commande.

1. Ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande : sudo vi /etc/hostname

3. Modifier le nom de l’ordinateur : Insert, nouveau nom, Echap, :wq pour enregistrer et quitter.

4. Vérifier le hostname : cat /etc/hostname

5. Editer le fichier réseau hosts : sudo vi /etc/hosts

6. Changer le nom de l’ordinateur :

7. Vérifier le fichier hosts : cat /etc/hosts

8. Redémarrer Ubuntu (reboot).

9. Vérifier le nouveau nom de l’ordinateur par la commande : hostname

Catégories
Intermédiaire Linux Réseau

Ubuntu / Debian : installer le serveur SSH

Par défaut, Ubuntu Desktop est livré avec un environnement graphique (Unity). D’autres interfaces existent (KDE, Xfce, Mate, etc) et on peut passer de l’une à l’autre en installant les paquets concernés. Mais pour un accès à distance, rien de mieux qu’une session SSH pour contrôler la machine depuis un autre ordinateur du réseau. Pas livré dans les paquets d’origine, le serveur SSH s’installe en quelques secondes et s’avère être l’une des premières choses à faire pour un Ubuntu d’entreprise ou en petit réseau local domestique. La procédure est identique sur Debian ou autre distribution basée dessus.

 

Télécharger et activer le serveur SSH sur Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal (en local donc).

2. Mettre à jour la liste des fichiers disponibles dans les dépôts APT :

sudo apt-get update

3. Installer le serveur OpenSSH :

sudo apt-get install openssh-server

4. C’est tout, le serveur SSH s’active automatiquement. Au cas où, il faudrait lancer un sudo service ssh start.

 

Se connecter à Ubuntu par SSH

Avec OpenSSH Server installé, il suffit de se connecter depuis un autre poste : Terminal Linux ou PuTTY Windows.

1. Indiquer l’adresse IP ou le nom de la machine si le DNS est renseigné.

2. Laisser le port 22 par défaut pour SSH.

3. Démarrer la connexion par le bouton « Open » :

4. Indiquer un login et son mot de passe associé :

5. La connexion SSH est établie, un message d’accueil de ce type est affiché :
Welcome to Ubuntu 16.04.1 LTS (GNU/Linux 4.4.0-31-generic x86_64)

Catégories
Intermédiaire Linux Logiciels

Installer Google Chrome sur Linux (Ubuntu, Debian, Fedora…)

Si l’installation du navigateur Google Chrome est très simple à réaliser sous Windows, la même opération sous Linux est équivalente mais s’avère un peu plus complexe quand on n’utilise pas un environnement graphique habituel avec ses assistants. La mise en place n’est pas automatique et nécessite quelques étapes en ligne de commande pour obtenir le navigateur internet sur son ordinateur Ubuntu, Debian, Fedora, OpenSuse, RedHat, CentOS ou autre distribution équivalente basée sur les paquets DEB et RPM.

Puisque sous Linux, tout est plus compliqué ou plus simple, selon les points de vue, voici différentes manières d’installer le navigateur Google Chrome sur Ubuntu, Debian, Fedora, Red Hat, CentOS et autres distributions.

 

Télécharger la dernière version de Google Chrome sur Linux

Google Chrome pour Ubuntu et Debian

1. Télécharger la dernière version stable sur ce lien : google-chrome-stable_current_amd64.deb

2. Installer avec le Gestionnaire de paquets Ubuntu Software ou en ligne de commande.

Google Chrome pour Fedora, Red Hat, CentOS

1. Télécharger Google Chrome dernière version stable en RPM : google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

2. Installer avec l’assistant graphique ou en ligne de commande.

 

Installation sous Ubuntu / Debian en ligne de commande

Méthode la plus simple

1. Ouvrir un Terminal.

2. Ajouter le dépôt Google :

sudo sh -c 'echo "deb https://dl.google.com/linux/chrome/deb/ stable main" > /etc/apt/sources.list.d/google-chrome.list'

3. Demander un update des listes :

sudo apt-get update

4. Installer le dernier Google Chrome disponible :

sudo apt install google-chrome-stable

Méthode manuelle

1. Ouvrir un Terminal.

2. Télécharger la version 64bits de Google Chrome au format DEB :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_amd64.deb

3. Installer le paquet téléchargé :

sudo apt install google-chrome-stable_current_amd64.deb

 

Installation Fedora / RHEL / CentOS en ligne de commande

1. Ouvrir un Terminal.

2. Télécharger la version 64bits de Google Chrome :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

3. Installer le paquet téléchargé :

sudo yum install ./google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

ou sur Fedora récent :

sudo dnf install google-chrome-stable_current_x86_64.rpm

4. Ouvrir le programme :

google-chrome &

 

Mettre à jour Chrome en ligne de commande

1. Fermer le navigateur Chrome et ouvrir un Terminal.

2. Taper la commande suivante :

sudo yum update google-chrome-stable

ou

sudo dnf update google-chrome-stable
Catégories
Expert Outils

Linux : test de performance du disque dur

Sous Linux, il existe une manière simple et rapide de tester les performances d’un disque dur. Mieux qu’un logiciel à installer, l’outil hdparm ne prend que quelques secondes pour donner une idée des performances d’un serveur ou d’un poste de travail classique.

 

Installer l’outil Linux hdparm

Le paquet hdparm est sûrement préinstallé sur le système mais au cas où :

  • sudo apt-get install hdparm sous Debian et Ubuntu
  • yum install hdparm sous Red Hat, Suse, CentOS et Fedora

 

Utiliser hdparm

Avec les réglages par défaut, on obtient déjà des résultats intéressants :

(sudo) hdparm -tT /dev/sda

HDPARM sur une VM d’un cluster VMware ESXi sur SAN :

HDPARM sur serveur physique avec disques SAS 15KRPM RAID1 :

HDPARM sur serveur physique avec disques SSD RAID10 :

HDPARM sur machine virtuelle d’un serveur VMware vSphere avec disques SSD RAID10 :

Pour information, les deux derniers exemples sont basés sur la même machine physique (Dell PowerEdge R620 avec 6x200Go SSD en RAID10 sur une PERC H710). On voit que la couche VMware coûte un peu en performances disque. La VM d’exemple était la seule hébergée sur ESXi 5.5u3, donc avec le maximum de performances possible, avec les drivers Open VM Tools.

Beaucoup d’options sont configurables : man hdparm ou sur la doc Ubuntu.

Catégories
Expert Logiciels Virtualisation

Installer les VMware Tools sur Linux

L’installation d’une machine virtuelle sous VMware vSphere, VMware Workstation, VMware Fusion ou VMware Player implique d’installer les drivers (pilotes) du matériel virtuel. Ces VMware Tools sont à installer sur tous les systèmes (Windows, Linux, etc). Si l’installation sous Windows se fait en quelques clics, un serveur Linux en mode console ne se configure pas de la même façon.

Ce tutoriel explique comment installer les drivers VMTools sur distributions Linux : Ubuntu, Debian, Red Hat, Fedora, CentOS et autres OS associés.

 

Installer les VMware Tools sur Ubuntu / Debian

1. Avec le vSphere Client, depuis la Console de la VM, aller dans le menu VM, Guest, Install/Upgrade VMware Tools. L’ISO des Tools va être chargé dans la machine virtuelle.

2. Ouvrir une console locale ou distante pour créer un dossier de montage : sudo mkdir /mnt/cdrom
Confirmer la commande en saisissant le mot de passe root ou utilisateur autorisé.

3. Monter le disque : sudo mount /dev/cdrom /mnt/cdrom
La commande peut renvoyer un message qui indique que le média est protégé en écriture et qu’il sera monté en lecture seule, cela suffit pour lire les fichiers de l’ISO.

4. Lister les fichiers pour identifier la version exacte des VM Tools : ls /mnt/cdrom
Dans cet exemple : VMwareTools-9.4.12-2627939.tar.gz (ESXi 5.5u2 à jour)

5. Extraire les fichiers de l’archive dans un dossier :
tar xzvf /mnt/cdrom/VMwareTools-x.x.x-xxxx.tar.gz -C /tmp/
Dans notre exemple, cela donnerait : tar xzvf /mnt/cdrom/VMwareTools-9.4.12-2627939.tar.gz -C /tmp/
Les fichiers sont extraits et listés dans la console.

6. Aller dans le dossier de décompression des VMware Tools : cd /tmp/vmware-tools-distrib/

7. Installer les VMTools : sudo ./vmware-install.pl -d
« -d » permet de valider chaque étape avec les paramètres par défaut.

Si le message suivant apparait : « open-vm-tools are available from the OS vendor and VMware recommends using open-vm-tools. See http://kb.vmware.com/kb/2073803 for more information. » , il convient d’installer les Open VMTools de cette façon : sudo apt-get install open-vm-tools
Note : un sudo apt-get update est peut-être nécessaire pour installer ce paquet.

 

Installer les VMware Tools sur Fedora / Red Hat / CentOS

1. Avec le vSphere Client, depuis la Console de la machine virtuelle, aller dans le menu VM, Guest, Install/Upgrade VMware Tools. Cela va charger l’ISO des VMTools dans le lecteur CD de la VM.

2. Ouvrir une console pour créer un dossier de montage : mkdir /mnt/cdrom
Il faut confirmer la commande en saisissant le mot de passe utilisateur.

3. Monter le disque : mount /dev/cdrom /mnt/cdrom
La commande peut indiquer que le disque sera monté en lecture seule.

4. Lister les fichiers de l’ISO pour identifier la version exacte des VM Tools : ls /mnt/cdrom
Identifier par exemple : VMwareTools-9.4.12-2627939.tar.gz

5. Extraire les fichiers de l’archive tar.gz dans un dossier temporaire : tar xzvf /mnt/cdrom/VMwareTools-x.x.x-xxxx.tar.gz -C /tmp/
Dans notre exemple, cela donnerait : tar xzvf /mnt/cdrom/VMwareTools-9.4.12-2627939.tar.gz -C /tmp/

6. Se rendre dans le dossier de décompression des VMware Tools : cd /tmp/vmware-tools-distrib/

7. Installer les VMTools : ./vmware-install.pl -d
« -d » permet d’éviter d’avoir à valider chaque étape en prenant les paramètres par défaut.

 

Dans certains cas, le setup des VMTools officiels recommande d’installer les Open VM Tools. Ces drivers sont donc liés au système et non pas à l’hyperviseur ESXi. Ces OpenVMTools se mettent à jour avec les paquets de l’OS.
Installer les Open-VM-Tools : yum install open-vm-tools