Catégories
Expert Réseau Windows Server 2019

Windows Server 2019 : configurer un NIC teaming

L’agrégation de lien réseau, aussi appelé trunk, est une fonction intégrée à Windows Server 2019. Cela permet de cumuler le débit maximum de plusieurs cartes réseau, pour ne pas plafonner à 1Gbits ou 10GbE comme l’offre au maximum chaque NIC, mais de faire 2 x 1Gbits, 3 x, 4 x ou plus. Une augmentation réelle des performances réseau d’un serveur, essentiel en haute disponibilité SGBD, fileserver, etc.

Non active par défaut après l’installation du système d’exploitation, Microsoft propose de la configurer en quelques clics. Ce tutoriel explique comment configurer le NIC Teaming, l’association de cartes réseau, pour décupler la vitesse réseau d’un serveur physique ou virtuel avec Windows Server 2019. La procédure d’activation du NIC Teaming existe également sur Windows Server 2012 / R2 et 2016.

 

Configurer une association de cartes réseau sous Windows Server 2019

1. Ouvrir le Gestionnaire de serveur et aller sur Configurer ce serveur local.

2. La ligne « Association de cartes réseau » (NIC Teaming) est logiquement en statut « Désactivé » (par défaut). Cliquer dessus. Juste en dessous, sont listées toutes les cartes réseau du serveur (physique ou VM).

3. La fenêtre « Association de cartes réseau » s’ouvre avec trois parties. Dans le bloc Equipes en bas à gauche, cliquer sur Tâches et « Nouvelle équipe » (New Team en Anglais).

4. Donner un nom à ce Teaming et sélectionner les cartes membres de ce groupe.

5. Le menu « Propriétés supplémentaires » propose différentes options dont voici les paramètres par défaut :

  • Mode d’équipe (Teaming mode) : si le lag (latence) est statique sur le switch (IEEE 802.3ad), choisir « Association statique » ; si le lag est configurée en dynamique (IEEE 802.1ax), choisir « LACP » ; l’option « Indépendant du commutateur » doit permettre de s’affranchir d’une quelconque configuration du switch (par défaut).
  • Mode d’équilibrage de charge (Load balaing mode) : « Hachage d’adresse » utilise les adresses MAC, les adresses IP et les ports TCP ; « Port Hyper-V » est à sélectionner pour dédier le trunk à l’hyperviseur Microsoft ; « Dynamique » pour automatique.
  • Carte réseau en attente (Standby adaptater) : choisir « Aucun » pour utiliser toutes les cartes réseau dans le NIC Teaming ; sinon choisir celle qui sera en attente.
  • Interface d’équipe principale (Primary team interface) : possibilité d’assigner le trunk à un VLAN spécifique.

6. Valider par OK et patienter car l’avertissement « Echec » peut s’afficher et passer tout seul en statut « OK » après quelques instants.

7. Le groupe de cartes réseau est maintenant vu comme une seule connexion, supplémentaire aux cartes physiques.

L’icône est différente pour ce NIC Teaming et on a toujours une vue sur l’état de connexion de chaque carte.

Il ne reste plus qu’à tester des transferts réseau pour vérifier que le débit est bien doublé, triplé, quadruplé. Il faut bien sûr avoir une source qui dispose d’une connexion réseau supérieure à 1Gbits, un lien 10GbE ou plusieurs sources Gigabit mises en commun.

Cette manière de faire, avec l’interface graphique, est un peu plus simple qu’en PowerShell.

 

Remarque importante sur le NIC Teaming

Il se peut que le Teaming mette quelques instants pour démarrer, on remarque ce problème lorsqu’après un redémarrage de Windows Server, un message d’erreur indique qu’il ne trouve pas le domaine. La première idée est de se connecter en Administrateur local mais la solution est de passer le service en « Démarrage différé » . Ainsi, après un reboot système, on patiente moins d’une minute et la connexion au domaine sera opérationnelle avec l’association de cartes réseau.

Catégories
Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Tous les raccourcis des consoles Windows Server

Pour une utilisation rapide et plus efficace d’un ordinateur, qui plus est un serveur, utiliser des raccourcis clavier devance les multiples clics de souris. Que ce soit pour un simple Ctrl + C sous Word ou Alt + Tab pour changer de fenêtre à l’écran, l’utilisation de ces touches de raccourcis permet de gagner du temps, d’éviter de lancer des écrans et vous fera passer pour un vrai expert devant vos amis et collègues.

Pour l’administration d’un serveur Windows, si les commandes PowerShell sont de plus en plus courantes, il reste de nombreuses fonctionnalités uniquement accessibles et paramétrables par interface graphique. Ce guide dresse la liste des consoles MSC accessibles par un simple Exécuter + nom de la console, pour directement ouvrir la fenêtre qui nous intéresse, sans passer par le menu Démarrer, les Outils d’administration et le Gestionnaire de serveur. Ce tutoriel est compatible avec les dernières versions de Windows Server 2019, 2016, 2012 / R2, 2008 / R2.

 

Raccourcis des consoles d’administration Windows Server

Le plus rapide est d’ouvrir l’utilitaire Exécuter par la combinaison « touche Windows + R » :

  • adfs.msc : Active Directory Federation Services
  • adrmsadmin.msc : Active Directory Rights Management Services
  • adsiedit.msc : Editeur Active Directory Services Interfaces
  • azman.msc : Gestionnaire d’autorisations
  • certlm.msc : Certificats de l’Ordinateur local
  • certmgr.msc : Gestionnaire de certificats
  • certsrv.msc : Autorité de certification
  • certtmpl.msc : Console de modèles de certificat
  • cluadmin.msc : Gestionnaire de cluster de basculement
  • comexp.msc : Services de composants
  • compmgmt.msc : Gestion de l’ordinateur
  • devmgmt.msc : Gestionnaire de périphériques
  • dhcpmgmt.msc : Gestionnaire DHCP
  • diskmgmt.msc : Gestion des disques
  • dsa.msc : Utilisateurs et ordinateurs Active Directory
  • dfsmgmt.msc : Gestion des DFS
  • dnsmgmt.msc : Gestionnaire DNS
  • domain.msc : Domaines et approbations Active Directory
  • dssite.msc : Sites et services Active Directory
  • eventvwr.msc : Observateur d’événements.
  • fsmgmt.msc : Dossiers partagés
  • fxsmgmt.msc : Gestionnaire de services de télécopie Microsoft
  • fsrm.msc : Gestionnaire de ressources du serveur de fichiers
  • gpedit.msc : Éditeur de stratégies de groupe local
  • gpmc.msc : Console de gestion des stratégies de groupe
  • gpme.msc : Rechercher l’objet de stratégie de groupe
  • gptedit.msc : Éditeur d’objet de stratégie de groupe Starter
  • hcscfg.msc : Autorité d’inscription de l’intégrité
  • idmumgmt.msc : Gestionnaire d’identités
  • iis.msc : Internet Information Services Manager
  • lsdiag.msc : RD Licensing Diagnoser
  • lusrmgr.msc : Utilisateurs et groupes locaux
  • napclcfg.msc : Configuration du client NAP
  • nfsmgmt.msc : Gestion NFS
  • nps.msc : Serveur de stratégies réseau
  • ocsp.msc : Répondeur en ligne
  • perfmon.msc : Surveillance des performances
  • pkiview.msc : Enterprise PKI
  • printmanagement.msc : Gestion de l’impression (imprimantes partagées)
  • rrasmgmt.msc : Routage et accès à distance
  • rsop.msc : Ensemble de stratégies résultantes
  • scanmanagement.msc : Gestion de la numérisation (scanner)
  • secpol.msc : Stratégie de sécurité locale
  • services.msc : Services
  • schmmgmt.msc : Active Directory Schema
  • storagemgmt.msc : Gestion du partage et du stockage
  • tapimgmt.msc : Téléphonie
  • taskschd.msc : Planificateur de tâches
  • tpm.msc : Gestion du module de plate:forme sécurisée
  • tsgateway.msc : Gestionnaire de passerelles RD
  • wbadmin.msc : Sauvegarde du serveur Windows
  • winsmgmt.msc : Gestion WINS
  • wlbbackup.msc : Sauvegarde locale
  • wf.msc : Pare:feu Windows avec sécurité avancée
  • wmimgmt.msc : Contrôle WMI
  • wsus.msc : Services Windows Server Update

Parmi les plus utilisées, citons dans la gestion de l’ordinateur : compmgmt, devmgmt, diskmgmt, eventvwr, services. Et pour gérer les rôles Active Directory : dhcpmgmt, dnsmgmt, domain, adfs, fsmgmt, gpmc.

La console compmgmt.msc ouvre une Gestion de l’ordinateur, comme sur un Windows workstation ou une ancienne version de Windows Server. Cela permet de retrouver toutes les autres consoles, sans avoir à passer par le nouveau Gestionnaire de serveurs.

Catégories
Expert Réseau Windows Server 2016 Windows Server 2019

Windows Server Core : rejoindre un domaine

Pour économiser des ressources, éviter l’accès RDP ou administrer des serveurs en cloud, Microsoft a créé une version minimale de son OS serveur. Ce Windows Server Core est largement moins utilisé que la version avec interface graphique mais cette édition n’est pas dénuée d’intérêt. Les amateurs de solutions UNIX / Linux vont être de suite à l’aise avec un écran noir et des commandes à taper au clavier plutôt que de devoir utiliser une souris pour effectuer de nombreux clics dans les assistants de configuration. Un poste serveur core peut aussi jouer des scripts PowerShell pour être configuré en quelques instants, là où il faudrait utiliser un master ou passer quelques heures pour paramétrer un Windows Server classique (graphique).

Ce tutoriel explique comment ajouter un serveur non graphique Windows Server Core dans un domaine Active Directory. Pour ce faire, on utilise un applet de commande (commandlet) PowerShell. C’est l’occasion de rappeler que toutes les tâches d’administration d’un Server Core se font par des commandes PowerShell.

 

Joindre un domaine Active Directory avec Windows Server Core

Prérequis : le DNS du serveur doit être configuré avec le DNS du domaine à joindre. Pour obtenir par exemple un FQDN type serveurcore.domaine.local

1. Reprendre la commande suivante, à adapter selon le nom du domaine à rejoindre et le compte d’utilisateur autorisé à le faire :

Add-Computer -DomainName domaine.local -Credential administrateur@domaine.local -Restart -Force

2. L’ordinateur va redémarrer après la courte opération.

La commande « -Restart -Force » est conseillée car le redémarrage du serveur est nécessaire pour que la machine soit jointe au domaine. Si cette information n’est pas indiquée dans la commande initiale, un message d’avertissement apparaitra : « AVERTISSEMENT : Les modifications seront prises en compte après le redémarrage de l’ordinateur SERVERCORE » (on ne peut pas faire plus explicite.

Explications

  • Add-Computer : applet pour ajouter une machine à un domaine Active Directory
  • DomainName : argument qui précise le nom DNS du domaine à joindre
  • Credential : compte administrateur ou utilisateur autorisé à ajouter des postes dans le domaine AD
Catégories
Expert Windows Server 2019

Installer Windows Server 2019

Annoncé le 20 mars 2018 et sorti le 2 octobre 2018, soit deux ans après Windows Server 2016, le système d’exploitation Microsoft Windows Server 2019 ne révolutionne pas le monde des serveurs Windows NT mais apporte quelques nouveautés bienvenues. En natif, WS 2019 prend en charge les containers Linux et Kubernetes, reconnait le protocole HTTP/2, améliore les répliquas de stockage et la gestion des clusters de basculement.

Ce tutoriel explique comment installer Windows Server 2019 sur un disque vierge, que ce soit sur un serveur physique ou une machine virtuelle (VMware, Hyper-V, VirtualBox…). La procédure est très proche de l’installation de Windows Server 2016. Comme pour WS16, l’installation de Windows Server 2019 est gratuit. Il faudra cependant régulariser la licence selon l’usage qui sera fait de la machine ou selon le contrat de licence en volume chez Microsoft. Retrouvez aussi d’autres tutoriels pour Windows Server 2019.

Différentes solutions pour obtenir le setup d’installation de WS2019 : version d’évaluation trail, créer une clé USB… Le nom du fichier ISO MSDN est : fr_windows_server_2019_x64_dvd_d936fc7a.iso

 

Installer Windows Server 2016

1. Insérer le support DVD sur le serveur ou charger l’ISO dans les paramètres de la machine virtuelle.

2. Démarrer la machine.

3. Au premier écran affiché, choisir la langue, le format de l’heure et le type de clavier.

4. Cliquer sur « Installer maintenant » .

5. Indiquer la clé de produit (numéro de licence) de Windows Server pour activer le système une fois installé et connecté à internet. On peut aussi choisir « Je n’ai pas de clé de produit (Product Key) » pour un simple test ou utiliser l’une de ces clés génériques fournies par Microsoft pour installer WS19 :

  • Clé Windows Server 2019 Standard : N69G4-B89J2-4G8F4-WWYCC-J464C
  • Clé Windows Server 2019 Datacenter : WMDGN-G9PQG-XVVXX-R3X43-63DFG
  • Clé Windows Server 2019 Essentials : WVDHN-86M7X-466P6-VHXV7-YY726

6. Choisir le type d’édition à installer si aucun serial / product key n’a été saisi :

  • Windows Server 2019 Standard ou Datacenter
  • « Expérience de bureau » signifie interface graphique : choix recommandé

Si vous sélectionnez « Windows Server 2019 Standard » sans l’Expérience utilisateur, il n’y a aura pas d’environnement graphique avec le menu Démarrer, la souris, etc. Il faudra administrer le serveur en local ou à distance avec des commandes PowerShell. « Windows Server – Expérience de bureau » est la traduction française de « Windows Server (Desktop Experience) » avec un OS en anglais.

Nous détaillons ici l’installation de Windows Server 2019 avec interface graphique, l’expérience de bureau (« expérience utilisateur » avec 2016).

7. Accepter les termes du contrat de licence.

8. Sélectionner le type d’installation « Personnalisé » pour gérer les disques et partitions.

9. Choisir le disque dur ou la partition qui sera utilisée pour accueillir le système d’exploitation Windows. Supprimer, Formater et gérer les volumes si nécessaire.

10. L’installation démarre et tout se déroule sans aucune autre option à configurer. Après copie des fichiers, installation et redémarrage, Windows Server 2019 est presque prêt.

11. Indiquer un mot de passe pour le compte Administrateur local du serveur et cliquer sur Terminer.

12. Contrairement à Windows 10 où un simple clic souris fait accéder à l’écran de saisie du mot de passe, Windows Server impose encore le célèbre CTRL + ALT + SUPPR pour arriver à la fenêtre de connexion (un peu embêtant avec une VM dont l’accès se fait depuis un navigateur web).

13. On arrive sur le Bureau de Windows Server 2019 et le Gestionnaire de serveur se lance automatiquement. Un popup informe que l’on peut gérer cette machine depuis une console Windows Admin Center.

14. Cliquer sur « Configurer ce serveur local » pour paramétrer les premières informations de la machine :

  • Nom de l’ordinateur pour le reconnaitre plus facilement sur le réseau
  • Groupe de travail ou jonction à un domaine
  • Bureau à distance (activer pour autoriser la prise en main distante TSE / RDP)
  • Ethernet (adresse IP fixe ou attribuée par DHCP, auquel cas il n’y a rien à faire sur ce serveur)
  • Windows Update pour télécharger les dernières mises à jour OS
  • Windows Defender : la protection Microsoft contre les virus, les logiciels malveillants et espions

15. Dans le cas d’une machine virtuelle, installer les drivers (VMware Tools par exemple) pour faire reconnaitre tous les périphériques virtuels. Avec un serveur physique, utiliser les drivers fournis par le constructeur (HP, Dell…) pour bénéficier des pilotes optimisés pour le matériel. Sinon, Windows Update devrait trouver les drivers manquants.

16. Utiliser la console Gestionnaire de serveur pour joindre un domaine en tant que serveur membre, ajouter des rôles, des fonctionnalités, se connecter à des services cloud.

Curieusement, Windows Server 2019 Standard avec interface graphique est livré avec Internet Explorer 11 et pas Microsoft Edge. Paint, Windows Media Player et l’outil de capture d’écran sont aussi livrés d’origine, comme sur Windows 10. Le menu Démarrer, les Paramètres et le centre de notifications sont semblables à ce que l’on trouve sur un poste Windows 10.

Catégories
Expert Windows Server 2019

Créer une clé USB pour Windows Server 2019

Si la majorité des serveurs actuels sont virtualisés, c’est-à-dire hébergés en tant que machine virtuelle sur un hyperviseur VMware vSphere ou Microsoft Hyper-V, on peut encore avoir besoin d’un serveur physique pour des machines de calcul intensif, pour des bases de données ou simplement pour réaliser des tests avant mise en production. Puisque le support DVD est obsolète, voici une méthode simple pour créer une clé USB d’installation de Windows Server 2019 à partir d’un fichier ISO (et son lien pour le télécharger). Cette clé USB bootable sera également plus rapide en copie de fichiers qu’un simple disque dans un lecteur DVD. Le serveur physique n’a pas encore dit son dernier mot !

 

Télécharger Windows Server 2019

Suivre ce guide pour télécharger Windows Server 2019 en ISO, MSDN ou version d’évaluation.

 

Créer une clé USB d’installation de Windows Server 2019 depuis un fichier ISO

1. Télécharger l’utilitaire « Windows 7 USB DVD Download Tool » depuis un PC Windows.

Télécharger “Windows USB DVD Download Tool” Windows-USB-DVD-Download-Tool.exe – Téléchargé 1127962 fois – 3 Mo

Ce logiciel est compatible avec toutes les versions de Windows : 10, 8, 7, Server 2012 / R2, 2016 et bien sûr 2019.

2. Installer le programme Windows-USB-DVD-Download-Tool.exe tout juste téléchargé.

3. Brancher une clé USB (taille minimum 8Go).

4. Ouvrir le logiciel Windows 7 USB DVD Download Tool (qui n’est pas réservé à Windows 7), cliquer sur Browse pour charger le fichier ISO de Windows Server 2019 et continuer avec Next.

5. Cliquer sur le bouton bleu « USB Device » :

6. Sélectionner la clé USB et démarrer le processus en cliquant sur le bouton vert « Begin copying » :

7. Confirmer l’effacement de la clé USB par « Erase USB Device » et confirmer par « Oui » :

8. La préparation de la clé de démarrage WS19 dure quelques minutes.

9. Par défaut, la clé n’a pas de nom explicite. Aller dans l’Explorateur Windows pour renommer la clé USB afin de se rappeler de son contenu une fois rangée dans un tiroir.

10. La clé USB est maintenant prête à être utilisée. L’éjecter proprement et l’utiliser installer Windows Server 2019, l’OS serveur de Microsoft sorti fin d’année 2018.

Catégories
Expert Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Voir le niveau fonctionnel d’une forêt et d’un domaine Active Directory

Lorsque l’on crée une forêt et/ou un domaine Active Directory, on doit choisir un niveau fonctionnel pour la forêt et le domaine. Ces niveaux se définissent durant la configuration du nouveau domaine AD et on les choisit en fonction des postes clients qui se connecteront à ce contrôleur de domaine.

Ce niveau fonctionnel de la forêt et du domaine peut être augmenté pour bénéficier de fonctionnalités plus récentes ou simplement homogénéiser l’ensemble des contrôleurs de domaine d’un arbre ou d’une forêt. La forêt étant le niveau hiérarchique supérieur au domaine, pouvant rassembler plusieurs domaines au sein d’une même organisation.

Ce tutoriel explique deux méthodes pour connaître le niveau fonctionne d’un domaine Active Directory et d’une forêt Active Directory. La première utilise les outils mis à disposition par Microsoft sur Windows Server, l’autre est une simple commande PowerShell pour obtenir cette même information. Dans les deux cas, ce guide détaille uniquement comment afficher le niveau fonctionnel d’un domaine AD, il n’explique pas comment le mettre à jour vers un niveau supérieur. Si vous êtes administrateur réseau dans une entreprise ou dans une filiale qui fait partie d’un groupe, les informaticiens de la maison mère vous demanderont peut-être quel est le niveau fonctionne de votre domaine. En suivant ce tuto, vous pourrez leur fournir cette information. Cela fonctionne sur toutes les versions de Windows Server, tant que cette machine (virtuelle ou physique) est un contrôleur de domaine : Windows Server 2003 / R2, 2008 / R2, 2012 / R2, 2016, 2019.

 

Vérifier le niveau fonctionnel d’un domaine Active Directory

1. Ouvrir les Outils d’administration de Windows Server.

2. Ouvrir Domaines et approbations Active Directory

3. Faire un clic droit sur le nom du domaine et choisir Propriétés.

4. Dans les propriétés du domaine, sont indiqués :

  • Niveau fonctionnel du domaine
  • Niveau fonctionnel de la forêt

 

Vérifier le niveau fonctionnel d’une forêt Active Directory

Même principe pour connaitre le niveau fonctionnel d’une forêt AD, le niveau hiérarchique supérieur d’un ou de plusieurs domaines indépendants.

1. Aller dans les Outils d’administration, icône Domaines et approbations Active Directory.

2. Clic droit sur le domaine, Propriétés.

3. Voir le Niveau fonctionnel de la forêt indiqué sous celui du domaine.

 

Voir le niveau fonctionnel Active Directory en PowerShell

1. Ouvrir une console Windows PowerShell.

2. Taper la commande suivante pour connaitre le niveau fonctionnel du domaine :

 (Get-ADDomain).DomainMode

3. Le résultat indique immédiatement le niveau fonctionnel du domaine :

4. Taper cette commande pour le niveau fonctionnel d’une forêt AD :

(Get-ADForest).ForestMode
Catégories
Téléchargement Windows Server 2019

Télécharger Windows Server 2019

Succédant à Windows Server 2016, annoncé le 20 mars 2018, sorti le 02 octobre 2018 (10.0.17763) mais retiré dans la foulée tout comme Windows 10 1809, Windows Server 2019 est le dernier des systèmes d’exploitation serveur de chez Microsoft. Suspendu des téléchargements, Windows Server 2019 est à nouveau disponible depuis le 13 novembre 2018 et doit bénéficier d’un cycle de vie de dix ans, jusqu’en 2024 en support global et jusqu’en 2029 pour le support étendu.

Dans son centre d’évaluation, Microsoft précise que l’on peut télécharger Windows Server 2019 en ISO mais également l’essayer dans Azure avec des images prêtes à démarrer et accéder à Microsoft Hands-on Labs. Ces ressources sont gratuites et ouvertes à tout le monde, sans restriction particulière. Cela signifie qu’il est gratuit de télécharger et d’installer Windows Server 2019 pour l’essayer dans un environnement de test, à l’école, en entreprise ou à la maison. Seule l’activation est soumise à licence payante.

Entre Windows Server 2019 Standard et Datacenter, les différences sont peu nombreuses et concernent les entreprises à très haut niveau d’informatisation. Par rapport à l’édition Standard, WS19 Datacenter ajoute Shielded Virtual Machines, Storage Spaces Direct et Software-Defined Networking, ainsi que la virtualisation illimitée (Hyper-V). Comme avec Windows Server 2016, la version 2019 peut s’installer en mode minimal (Server Core) ou en version complète avec interface graphique complète (Server with Desktop Experience).

 

Télécharger ISO Windows Server 2019 trial

1. Aller sur le site Microsoft Evaluation Windows Server 2019

2. Cliquer sur « Start your evaluation » et se connecter avec un compte Microsoft pour arriver au téléchargement.

3. Un numéro de série (clé de produit) est fournie pour installer WS2019 en version graphique ou en console. Cela permettra d’installer le système d’exploitation mais pas de l’activer pour en faire une licence de production. Le délai annoncé de 180 jours n’empêchera pas d’utiliser le serveur au-delà de cette période de trois mois.

 

Télécharger ISO Windows Server 2019 MSDN / VSS / VLSC

Pour ceux qui bénéficient d’un contrat avec Microsoft, l’OS serveur est aussi disponible sur les portails MSDN, VLSC (Volume Licensing Service Center), VSS (Visual Studio Subscription), MPN (Microsoft Partner Network), MAP (Microsoft Action Pack) ou encore MVLS.

Les étudiants iront sur leur portail MSDNA ou MSDNAA pour télécharger Windows Serveur 2019.

Abonnés MSDN

Aller sur le portail My Visual Studio pour cliquer sur le menu Downloads / Téléchargements et chercher « Windows Server 2019 » et trouver les choix suivants :

Cliquer pour télécharger l’un des ISO proposés. Windows Server 2019 est disponible en plusieurs langues (Anglais mais aussi Français de France ou du Canada) : fr_windows_server_2019_x64_dvd_d936fc7a.iso

Fichier ISO WindowsServer2019 en anglais : en_windows_server_2019_x64_dvd_4cb967d8.iso

Cliquer sur « Get Key » pour afficher un numéro de série / clé de produit / clé d’installation de Windows Server 2019.

Clés génériques pour installer Windows Server 2019

  • Windows Server 2019 Standard : N69G4-B89J2-4G8F4-WWYCC-J464C
  • Windows Server 2019 Datacenter : WMDGN-G9PQG-XVVXX-R3X43-63DFG
  • Windows Server 2019 Essentials : WVDHN-86M7X-466P 6-VHXV7-YY726

Aussi, sur le Partner benefits portal, windows server 2019 iso download link : SW_DVD9_Win_Server_STD_CORE_2019_64Bit_English_DC_STD_MLF_X21-96581.ISO

Catégories
Expert Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Microsoft RDS : publier une application RemoteApp

Les services RDS remplacent les Terminal Services (TSE) et concurrent Citrix XenApp pour accéder à distance à des applications à partir de clients légers ou des PC traditionnels mais sans avoir à installer le logiciel sur le poste client. Une configuration et une administration centralisée sur un seul serveur pour offrir un service (un logiciel) à un ensemble d’utilisateurs, pas forcément réunis sur le même site géographique. Que ce soit en datacenter privé ou en cloud public, les programmes diffusés par RDS s’appellent les RemoteApps et sont de plus en plus courants dans les entreprises qui s’internationalisent ou qui grandissent. Aussi, pour une petite société composée uniquement de nomades (une flotte de commerciaux, par exemple), Microsoft RDS permet de leur donner accès à une application quel que soit l’endroit à partir duquel ils se connectent avec leur ordinateur, en wifi dans un hôtel, en Ethernet dans un bureau ou en partage de connexion 4G, sans avoir à utiliser un lien VPN.

Après avoir installé le rôle RDS sur Windows Server, ce tutoriel explique comment publier une première application ou diffuser un programme supplémentaire à la liste des RemoteApp, ces applications virtuelles offertes aux utilisateurs de Bureau à distance RDS.

Ce guide fonctionne avec Windows Server 2012 / R2, Windows Server 2016 et Windows Server 2019.

 

Ajouter une application RemoteApp à Windows Server RDS

1. Ouvrir le Gestionnaire de serveur Windows.

2. Aller dans les Services Bureau à distance (le rôle étant déjà installé, sinon l’ajouter par l’assistant).

3. Ouvrir les Collections et dérouler celle qui contiendra l’application à publier :

Ou aller dans « Tâches » puis « Créer une collection de sessions » :

4. Dans le bloc « Programmes RemoteApp » cliquer sur « Tâches » puis sur « Publier des programmes RemoteApp » :

5. Une liste de programmes s’affiche. Choisir dans cette sélection ou « Ajouter » pour chercher un exécutable installé sur le serveur RDS. On peut ajouter plusieurs applications d’un coup et les personnaliser ensuite.

6. Confirmer l’action en cliquant sur « Publier » pour ensuite « Fermer » et voir le programme ajouté aux publications RemoteApp.

7. On peut modifier les paramètres de l’application publiée en faisant un clic droit dessus et « Modifier les propriétés » :

  • Changer le nom de l’application RemoteApp
  • Afficher ou non le programme dans Accès web des services Bureau à distance
  • Définir un répertoire où ranger ce raccourci (facultatif)
  • Ajouter des argument en ligne de commande (utile par exemple pour connecter mstsc.exe sur une machine, avec un username, une résolution écran…)
  • Affecter des utilisateurs ou des groupes d’utilisateurs qui auront accès à cette app virtualisée
  • Associer un type de fichiers au programme

8. Ajouter d’autres programmes si nécessaire.

9. Se connecter aux services de « Connexions RemoteApp et Bureau à distance » sur un poste client Windows ou ouvrir un navigateur sur l’adresse RDWeb (Remote Desktop Web Access), par défaut https://serveurrds.domaine.local/RDWeb, pour voir les icônes des applications publiées et y accéder avec un login utilisateur autorisé.

Catégories
Intermédiaire Windows 10 Windows 7 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Windows Update en ligne de commande

Les administrateurs système et les powerusers adorent utiliser des commande pour démarrer des programmes plutôt que d’utiliser la souris pour cliquer sur quelques icônes. De plus, il est plus rapide de faire « touche Windows » + « R » (pour ouvrir la commande Exécuter), taper la commande et valider par Entrée, plutôt que de prendre la souris en main ou glisser sur le touchpad pour ouvrir le menu Démarrer, aller dans les Paramètres, ouvrir le groupe puis le bon onglet et enfin trouver l’option désirée.

Exemple ici avec l’accès à Windows Update. Sur Windows 10, il faut ouvrir le menu Démarrer, Paramètres, Mise à jour et sécurité pour arriver dans l’onglet Windows Update et voir les mises à jour disponibles. Ce tutoriel explique comment accéder à Windows Update avec une seule commande, une run command pour arriver sur le même écran et en économisant plusieurs clics de souris.

Il ne s’agit pas d’une mise à jour complète en ligne de commande, comme on pourrait le faire avec Ubuntu (sudo apt upgrade) mais il s’agit d’un raccourci clavier pour accéder à la page des mises à jour système de Windows, le célèbre Windows Update. Arrivé ici, un simple clic (ou Tab + Entrée) permet d’installer les mises à jour en attente.

 

Commande pour ouvrir Windows Update sur Windows 10

Ouvrir Windows Update sur Windows 10 ne nécessite pas de clic à la souris. Toutes les mises à jour de Windows 10 sont concernées et il n’y a pas de différence entre Windows 10 Famille et Windows 10 Professionnel.

1. Ouvrir la commande exécuter : Windows + R

2. Taper ms-settings:windowsupdate

3. Valider par Entrée.

4. Windows Update s’ouvre immédiatement.

 

Commande pour ouvrir Windows Update sur Windows Server 2016 et 2019

Le système d’exploitation serveur de Microsoft peut aussi être mis à jour avec une simple commande.

Windows + R puis ms-settings:windowsupdate

 

Commande pour ouvrir Windows Update sur Windows 7

Concerne les anciennes versions de Windows 7, Vista, Windows Server 2008 / R2. A la différence de W10 et WS2016, il faut taper la commande suivante :

Windows + R puis wuapp

Catégories
Expert Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Windows Server : voir la version installée de PowerShell

PowerShell est une interface en ligne de commande pour environnement Microsoft, à la manière de Bash pour Linux / UNIX. Totalement différent de cmd.exe / DOS, ce langage permet des scripts plus complets avec plus de fonctionnalités ajoutées au fur et à mesure des nouvelles versions de Windows PowerShell.

Si l’outil est nativement livré avec les systèmes d’exploitation Microsoft, une simple commande permet de connaitre la version installée de PowerShell car le module a pu être mis à jour par l’installation d’un update. Cela permet de savoir si les serveurs seront compatibles avec les scripts qui utilisent les dernières implémentations de PowerShell ou de faire évoluer la version PS vers une plus récente, voire la dernière en date. Et cette vérification de version se fait avec une commande PowerShell, évidemment.

Peu importe la version de Windows Server, la commande fonctionnera avec toutes les versions successives du système d’exploitation serveur de Microsoft : Windows Server 2019, 2016, 2012 / R2, 2008 / R2, dans toutes leurs éditions (Standard, Datacenter, Enterprise, Essentials, etc).

 

Connaitre la version PowerShell sur Windows Server

1. Ouvrir Windows PowerShell.

2. Taper la commande suivante :

$PSVersionTable

(s’autocomplète à partir de « $PSV »)

3. Le résultat retourne la version installée de PowerShell, ici en version 5.1.

 

PowerShell sur Windows Server 2019

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 5.1.17763.1
PSEdition Desktop
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0...}
BuildVersion 10.0.17763.1
CLRVersion 4.0.30319.42000
WSManStackVersion 3.0
PSRemotingProtocolVersion 2.3
SerializationVersion 1.1.0.1

PowerShell sur Windows Server 2016

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 5.1.14393.206
PSEdition Desktop
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0...}

PowerShell sur Windows Server 2012 R2

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 4.0
WSManStackVersion 3.0
SerializationVersion 1.1.0.1
CLRVersion 4.0.30319.42000
BuildVersion 6.3.9600.17400
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0}
PSRemotingProtocolVersion 2.2

PowerShell sur Windows Server 2008 R2

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
CLRVersion 2.0.50727.5472
BuildVersion 6.1.7601.17514
PSVersion 2.0
WSManStackVersion 2.0
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0}
SerializationVersion 1.1.0.1
PSRemotingProtocolVersion 2.1