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Ubuntu : Received HTTP code 403 from proxy after CONNECT

Modification ou suppression de l’utilisation d’un serveur proxy pour l’accès à internet dans votre entreprise ? Il faut donc indiquer à vos postes et serveurs Linux Ubuntu de ne plus passer par ce chemin pour accéder au réseau extérieur.

Ce tutoriel donne la solution à l’erreur rencontrée sur Ubuntu, « Received HTTP code 403 from proxy after CONNECT » ou « 403 Forbidden » lors d’une recherche de mise à jour (sudo apt update).

$ sudo apt update
Ign:1 https://packages.gitlab.com/runner/gitlab-runner/ubuntu xenial InRelease
Ign:2 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial InRelease
Ign:3 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security InRelease
Err:4 https://packages.gitlab.com/runner/gitlab-runner/ubuntu xenial Release
Received HTTP code 403 from proxy after CONNECT
Ign:5 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-updates InRelease
Err:6 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security Release
403 Forbidden
Ign:7 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-backports InRelease
Err:8 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial Release
403 Forbidden
Err:9 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-updates Release
403 Forbidden
Err:10 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-backports Release
403 Forbidden

 

Supprimer le proxy système Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal ou une connexion distante par SSH.

2. Ouvrir le fichier suivant :

sudo vi /etc/environment

3. Commenter (ou effacer) la ligne http_proxy :

#http_proxy="http://192.168.0.254:8080/"

4. Enregistrer et quitter.

5. Redémarrer le Network manager :

sudo systemctl restart NetworkManager.service

6. Mais l’erreur « 403 » continue de s’afficher à l’écran.

 

Supprimer le proxy APT sous Ubuntu

Puisque la première opération ne suffit pas, il faut également modifier un fichier utilisé par apt.

1. Toujours dans le Terminal ou via SSH, ouvrir le fichier de conf suivant :

sudo vi /etc/apt/apt.conf

2. Commenter (ou supprimer) la ligne relative au proxy :

#Acquire::http::Proxy "http://192.168.0.254:8080/";

3. Enregistrer et quitter.

4. Refaire un sudo apt update pour constater que la recherche de mises à jour s’effectue correctement.

$ sudo apt update
Réception de:1 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security InRelease [109 kB]
Atteint:2 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial InRelease
Réception de:3 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-updates InRelease [109 kB]
Réception de:4 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-backports InRelease [107 kB]
Réception de:5 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/main amd64 Packages [1 473 kB]
Réception de:6 http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu xenial-updates/main amd64 Packages [1 877 kB]
Réception de:7 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/main i386 Packages [1 072 kB]
Réception de:8 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/main Translation-en [350 kB]
Réception de:9 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/restricted amd64 Packages [9 824 B]
Réception de:10 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/restricted i386 Packages [9 800 B]
Réception de:11 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/universe amd64 Packages [759 kB]
Réception de:12 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/universe i386 Packages [639 kB]
Réception de:13 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/universe Translation-en [215 kB]
Réception de:14 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/multiverse amd64 Packages [8 228 B]
Réception de:15 http://security.ubuntu.com/ubuntu xenial-security/multiverse i386 Packages [8 480 B]
11,4 Mo réceptionnés en 3s (2 897 ko/s)
Lecture des listes de paquets... Fait
Construction de l'arbre des dépendances
Lecture des informations d'état... Fait
226 paquets peuvent être mis à jour. Exécutez « apt list --upgradable » pour les voir.

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Montage réseau NFS et CIFS sur Ubuntu

Vous souhaitez monter un lecteur réseau sur une distribution Ubuntu mais un message affiche une erreur sans proposer de solution ? Un « mauvais type de système de fichiers, option erronée, superbloc erroné, une autre erreur » mais sans assistance pour donner une piste de résolution. C’est très flou et vous ne savez pas quoi faire.

Ce tutoriel donne la solution pour remédier à ce problème de mount, à savoir comment créer un montage réseau NFS (accès à un partage sur serveur Linux) ou CIFS (vers le partage SMB d’un serveur Windows) avec la distribution Ubuntu. Cela fonctionne sur toutes les versions de la distribution Ubuntu et GNU Linux assimilés, que ce soit sur un serveur, un poste de travail, une machine virtuelle ou un ordinateur à la maison. Il existe aussi le tutoriel NFS et CIFS pour Debian.

 

Message d’erreur montage réseau Ubuntu

mount : type erroné de syst de fichiers, option erronée, super bloc erroné sur servernfs:/h/re/osdist/linux/vendors, codepage ou aide manquante ou autre erreur (pour plusieurs syst. de fichiers (nfs, cifs) vous aurez besoin d’un programme /sbin/mount.<type> intermédiaire) Dans quelques cas certaines informations sont utiles dans syslog – essayez dmesg | tail ou quelque chose du genre

Refer to the mount.cifs(8) manual page (e.g. man mount.cifs) and kernel log messages (dmesg)

Malgré le message d’erreur très brouillon, la solution est simple. Il faut simplement installer un paquet qui permettra d’accéder à un partage NFS (serveur Linux) ou CIFS (Windows SMB).

 

Solution pour accéder à un partage NFS et CIFS sur Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal local ou une connexion distante SSH.

2. Après s’être identifié avec un compte utilisateur, rafraichir la liste des mises à jour du système d’exploitation Ubuntu :

sudo apt update

3. Installer le ou les paquets suivants, NFS et/ou CIFS (cela ne coûte rien d’installer les deux) :

sudo apt install nfs-common
apt install cifs-utils

4. Ajouter une nouvelle ligne dans fstab si ce n’est pas déjà fait (voir paragraphe suivant).

5. Créer les répertoires sur le disque :

sudo mkdir /mnt/partagenfs

5. Donner les droits à l’utilisateur sur ces nouveaux dossiers :

sudo chown nobody:nogroup /mnt/partagenfs
sudo chmod 755 /mnt/partagenfs

6. Demander le montage (ici de tous les nouveaux points de montages avec le « -a ») :

sudo mount -a

7. Le ou les montages sont correctement effectués et le seront à chaque redémarrage du système grâce aux informations du fichier /etc/fstab.

 

Exemple de montage NFS dans fstab

srvlinux:/srv/compta /mnt/compta nfs defaults,user,auto

Exemple de montage CIFS (Windows) dans fstab

//SRVWINDOWS/Partage/Compta /mnt/compta cifs username=comptable,password=mdpcomptable,file_mode=0777,dir_mode=0777 0 0
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Ubuntu : créer un service Linux (daemon)

Un daemon (démon) Linux est un processus qui tourne en arrière-plan du système d’exploitation, comme un service Windows. Ce tutoriel explique comment créer et ajouter un daemon (service local) sur Linux, distribution Ubuntu. Cette procédure fonctionne sur les postes de travail, les machines virtuelles et les serveurs qui exécutent Ubuntu, que ce soit avec ou sans interface graphique, édition minimale par netinstall comprise. Toutes les versions de Ubuntu sont concernées par ce tuto, les éditions annuelles comme les versions LTS.

Cela sert par exemple à démarrer automatiquement un programme ou exécuter un script à chaque démarrage / redémarrage du système, très utile pour un serveur web httpd ou nginx, un SGBD tel que Oracle ou PostgreSQL, etc. Ajouté à init.d, le processus sera en démarrage automatique et on pourra le surveiller avec un « status » et le gérer avec « start », « restart », « stop ».

 

Créer un daemon sous Ubuntu

1. Ouvrir une console locale ou distante par SSH.

2. Utiliser un éditeur de texte pour créer un nouveau fichier (gedit, vi, vim, nano, emacs…) :

sudo vi /etc/init.d/windowsfacile

3. Ecrire ou coller le contenu d’un script de démarrage du ou des processus à lancer.

#!/bin/bash
### BEGIN INIT INFO
# Provides: windowsfacile
# Required-Start:
# Required-Stop:
# Default-Start: 2 3 4 5
# Default-Stop: 0 1 6
# Short-Description: Start windowsfacile at boot time
# Description: Enable windowsfacile service
...

4. Donner les droits d’exécuter sur ce nouveau fichier :

sudo chmod +x /etc/init.d/windowsfacile

5. Activer le daemon :

sudo systemctl enable windowsfacile

6. Recharger les daemons du système (ou redémarrer l’OS) :

sudo systemctl daemon-reload
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Installer un Bureau à distance XRDP sur Ubuntu et Debian

Pour faire du télétravail ou accéder à distance à un ordinateur Linux, il existe de nombreuses solutions. Aucune n’est préinstallée mais les logiciels se comptent par dizaines, entre gratuits et payants. VNC, Teamviewer, X2Go.. mais aussi le protocole RDP avec XRDP. Basé sur cette technologie Microsoft, xrdp a l’avantage de s’utiliser comme le Bureau à distance de Windows. Ainsi, les postes clients Windows n’auront pas à changer de logiciel ou leurs habitudes pour se connecter à une machine Linux, sur base de Debian (donc Ubuntu, Mint, etc). Ce sera aussi la solution idéale pour servir un accès distant et graphique à Linux à travers une plateforme Microsoft RDS et ses RemoteApps.

Aussi, XRDP est open source et gratuit, ce qui en fait un avantage non négligeable. Ce tutoriel explique comment installer xrdp sur Ubuntu et Debian, ainsi que comment s’y connecter depuis un poste distant Windows ou Linux.

L’équivalent pour CentOS, RHEL et Fedora existe aussi.

 

Installer XRDP sur Ubuntu et Debian

Prérequis : un environnement graphique sur le poste ou le serveur Ubuntu / Debian.

1. Ouvrir, en local ou à distance, un Terminal ou une connexion SSH sur le poste auquel il faudra accéder à distance.

2. Lancer une mise à jour de la liste des paquets disponibles :

sudo apt update

3. Taper ou copier / coller la commande suivante pour installer xrdp :

sudo apt install xrdp

4. Activer xrdp en tant que service système pour que l’outil démarre tout seul à chaque démarrage.

sudo systemctl enable xrdp

5. Redémarrer le système d’exploitation.

sudo reboot

6. Le poste Ubuntu ou Debian est prêt pour être piloté à distance.

 

Se connecter en XRDP sur Debian et Ubuntu

Depuis un poste distant, la procédure est la même que pour joindre un Bureau à distance RDP de Windows.

Depuis Windows

1. Ouvrir l’outil Connexion Bureau à distance depuis le menu Démarrer ou en commande mstsc.exe.

2. Taper le nom du poste Linux (son hostname).

3. Un écran s’ouvre pour s’identifier : laisser Xorg, indiquer un nom d’utilisateur et le mot de passe associé.

4. Les options habituelles de Microsoft Bureau à distance sont compatibles, par exemple pour choisir la résolution d’affichage écran.

 

Depuis Linux

Tout comme ces logiciels servent à se connecter à un poste Windows, les clients Linux de toute sorte (base Debian, Red Hat…) peuvent utiliser rdesktop ou freerdp pour se connecter à une machine équipée de xrdp. Préinstallé sur Ubuntu, Fedora, etc, rdesktop est à essayer. Il est, de plus, scriptable pour ajouter des variables (résolution graphique, login…).

 

Impossible de se connecter ?

Si la connexion ne se fait pas ou que l’écran reste noir, il faudra se déconnecter (log out) ou redémarrer l’OS (reboot) et à nouveau essayer de se connecter à distance mais sans s’être identifié sur le poste local. On reboot, on ne se logue pas en local et on essaie tout de suite le contrôle à distance.

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Ubuntu : configuration réseau avec Netplan

Depuis Ubuntu 17, la distribution Linux a modifié la manière dont était géré le réseau. Ethernet, Wifi et même loopback, Ubuntu n’utilise plus /etc/network/interfaces mais bascule sur /etc/netplan/ avec un fichier de configuration avec l’extension .yaml. Un changement majeur qu’il convient de maitriser pour intégrer une machine sur un réseau.

Introduit avec Ubuntu 17, Netplan est de ce fait utilisé par défaut sur Ubuntu 18 LTS et Ubuntu 19. De même Ubuntu 20 LTS et suivants resteront également avec netplan.

Quelques configurations de Netplan sont proposées dans ce tutoriel mais l’intégralité des options sont regroupées sur netplan.io.

 

Ouvrir le fichier de configuration réseau Netplan

Utiliser son éditeur préféré pour ouvrir et modifier le fichier yaml qui contient la configuration réseau du poste Ubuntu (vi, vim, emacs…).

sudo vi /etc/netplan/*.yaml

Exemples de noms de fichiers yaml :

  • sudo vi /etc/netplan/01-netcfg.yaml
  • sudo vi /etc/netplan/50-cloud-init.yaml

 

Configuration par défaut de Netplan en DHCP IP automatique

C’est le contenu par défaut du fichier yaml d’une distribution Ubuntu sans personnalisation et avec attribution d’une adresse IP par un serveur DHCP.

network:
  version: 2
  renderer: networkd
  ethernets:
    enp3s0:
      dhcp4:true

 

Configuration de Netplan en IP statique (Ethernet)

network:
  version: 2
  renderer: networkd
  ethernets:
    enp3s0:
      addresses:
        - 10.10.10.2/24
      gateway4: 10.10.10.1
      nameservers:
          search: [mydomain, otherdomain]
          addresses: [10.10.10.1, 1.1.1.1]

 

Configuration de Netplan Ubuntu avec un réseau sans-fil Wifi (WPA Personal)

La connexion à un wifi classique, comme un box à la maison ou un point d’accès sans-fil dans un hôtel ou un restaurant (WPA Personal / WPA Personnel).

network:
  version: 2
  renderer: networkd
  wifis:
    wlp2s0b1:
      dhcp4: no
      dhcp6: no
      addresses: [192.168.0.101/24]
      gateway4: 192.168.0.1
      nameservers:
        addresses: [192.168.0.1, 8.8.8.8]
      access-points:
        "network_ssid_name": SSIDwifi
          password: "clédesécuritéwifi"

 

Configuration de Netplan sur un réseau Wifi d’entreprise (WPA ou WPA2 Enterprise)

L’utilisation de sécurité WPA or WPA2 Enterprise nécessite des paramètres supplémentaires. Par exemple, avec utilisation de WPA-EAP et TTLS.

network:
  version: 2
  wifis:
    wl0:
      access-points:
        workplace:
          auth:
            key-management: eap
            method: ttls
            anonymous-identity: "@interne.entreprise.fr"
            identity: "jean@interne.entreprise.fr"
            password: "motdepasse"
      dhcp4: yes

 

Netplan avec une interface loopback

network:
  version: 2
  renderer: networkd
  ethernets:
    lo:
      match:
        name: lo
      addresses: [ 7.7.7.7/32 ]

 

Configuration de Netplan pour une attribution IP par un DHCP Windows Server

Si la configuration par défaut ne fonctionne pas alors que votre machine Ubuntu est soumise au DHCP d’un serveur Windows, il est possible de lui ajouter une information « dhcp-identifier » pour une meilleure compatibilité.

network:
  version: 2
  ethernets:
    enp3s0:
      dhcp4: yes
      dhcp-identifier:mac

 

Enregistrer les modifications (important)

Ne pas oublier de valider les modifications par la commande suivante. C’est important car même un reboot ne va pas appliquer les modifications de netplan si le « apply » n’est pas manuellement forcé.

sudo netplan apply

La configuration est dite persistente, c’est-à-dire qu’elle est conservée même après un redémarrage du système.

 

Je n’aime pas Netplan

Pas de problème, Ubuntu permet de revenir à l’utilisation de Network Manager.

cat /etc/network/interfaces
# ifupdown has been replaced by netplan(5) on this system. See
# /etc/netplan for current configuration.
# To re-enable ifupdown on this system, you can run:
# sudo apt install ifupdown
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Expert Linux

Installer ou mettre à jour Node.js sur Debian / Ubuntu

Node.js est un logiciel multiplateformes (Linux, Windows, macOS, Android…) et libre qui peut servir de serveur web HTTP / HTTPS et héberger des applications web. L’environnement d’exécution JavaScript NodeJS est donc compatible avec les distributions Linux Debian et Ubuntu, que l’on peut installer via les dépôts officiels de Nodesource.

Que ce soit pour installer le paquet d’origine ou pour monter en version (upgrade 10 vers 12, par exemple), ce tutoriel indique les commandes à taper pour les OS Debian, Ubuntu et autres distributions basées sur le même noyau (Linux Mint, Devuan, elemantary OS, Trisquel, BOSS, BunsenLabs). PC de développeur, machine de test ou serveur, la procédure est la même. Si votre machine est sur base Enterprise Linux, voici le tuto pour installer Node sur RHEL, Fedora et CentOS.

Cela va à chaque fois installer la dernière version disponible dans la release souhaitée. Par exemple, installer la v12 va mettre en place la 12.13.1

Remarque : s’il y a une erreur avec cette commande, il faudra installer le paquet curl et ré-exécuter la commande : sudo apt install curl

Pour ajouter les addons npm, il faudra les build tools : apt-get install -y build-essential

 

Installer / upgrade Node.js 13 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_13.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_13.x | bash -
apt-get install -y nodejs

 

Installer / upgrade Node.js 12 sur Ubuntu et Debian

En Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_12.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sur Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_12.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 11 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_11.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_11.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 10 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_10.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_10.x | bash -
apt-get install -y nodejs


Installer / upgrade Node.js 8 sur Ubuntu et Debian

Avec Ubuntu :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | sudo -E bash -
sudo apt-get install -y nodejs

Sous Debian, en root :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | bash -
apt-get install -y nodejs

Vérifier la version installée

Pour s’assurer que le logiciel soit bien installé dans la version souhaitée, une simple commande suffit :

node -v

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Intermédiaire Linux

Installer l’environnement KDE sur Ubuntu

Vous avez téléchargé et installé une distribution Ubuntu basée sur Gnome, l’environnement graphique par défaut, mais vous préférez l’interface de KDE. Bien qu’il existe une distribution avec KDE préinstallé, Kubuntu, il est possible d’ajouter le GUI KDE sur un Ubuntu équipé d’une autre interface. Ce tutoriel explique comment ajouter l’environnement graphique KDE sur une distribution Ubuntu avec un autre environnement ou sur une base de Ubuntu minimal (sans interface graphique, juste la console comme Ubuntu Server). On peut faire cohabiter plusieurs environnements graphiques et choisir au login du démarrage sur lequel on veut travailler. Il n’est cependant pas recommander d’installer et d’utiliser plusieurs interfaces, chacune ayant des paquets et des logiciels spécifiques. Outre KDE Plasma, on pourrait aussi essayer Xfce, LXDE, Budgie, Mate, LXQt…

Deux possibilités pour ajouter KDE : installer KDE minimal, juste le gestionnaire de bureau mais sans les applications liées, ou KDE complet, c’est-à-dire le gestionnaire de bureau et tous les logiciels de la suite KDE (Amarok, Dolphin, Konqueror, Kopete, etc). La seconde méthode transformera Ubuntu en Kubuntu, la distribution livrée d’origine avec l’environnement KDE.

Lorsque l’on vient du monde Microsoft, Kubuntu / KDE est ce qu’il y a de plus proche de Windows avec un menu Démarrer (qui s’ouvre maintenant avec la touche Windows du clavier). Une manière de faire une transition douce vers le libre !

 

Ajouter KDE minimal à Ubuntu

1. Ouvrir une console sur le poste Ubuntu ou une connexion SSH distante.

2. Taper la commande suivante pour uniquement installer l’environnement KDE :

sudo apt install plasma-desktop

3. Un message concernant le serveur X par défaut peut s’afficher. Indiquer lequel utiliser par défaut (lightdm pour kde).

4. Redémarrer l’ordinateur (sudo reboot par exemple).

 

Installer KDE complet sur Ubuntu

1. Ouvrir un terminal sur le PC Ubuntu ou une connexion SSH distante.

2. Taper la commande suivante pour installer l’environnement KDE et tous les logiciels KDE :

sudo apt install kubuntu-desktop

3. Si un écran s’affiche pour le choix du serveur X par défaut, indiquer celui de KDE (lightdm) ou l’ancien.

4. Redémarrer l’ordinateur.

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Ubuntu : ajouter un swap

Un système d’exploitation comme Windows et une distribution Linux utilisent de la mémoire virtuelle pour continuer à travailler même si la mémoire vive physique (RAM) est saturée. Il est important d’avoir un swap (le terme anglais) actif et suffisamment grand pour accepter la surcharge ponctuelle de travail de l’ordinateur. Ce tutoriel explique comment voir si le swap est activé et comment créer un fichier swap sur système Ubuntu.

La procédure est identique pour un ordinateur fixe, portable ou dans le cas de l’utilisation d’une machine virtuelle (VM). Cela concerne différentes version de Ubuntu : 18, 16…

Cette manipulation peut aussi être nécessaire après une mauvaise manipulation, la suppression de la partition de swap, le déplacement ou le redimensionnement d’une autre partition ou disque virtuel, etc.

 

Vérifier si le swap est actif dans Ubuntu

1. Voir si Ubuntu dispose déjà d’un espace pour le swap et si celui-ci est activé :

sudo swapon --show

2. Si rien n’est affiché, cela signifie que le système d’exploitation n’utilise pas de swap.

Si des informations comme celles-ci sont affichées, alors Ubuntu utilise déjà un swap sur la machine.

 

Créer un fichier swap

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante par SSH.

2. Créer un fichier qui sera utilisé pour le swap. Dans cet exemple, il s’agit d’un fichier « swapfile » qui sera créé à la racine du disque principal. On peut aussi indiquer une partition secondaire ou un autre chemin.

sudo fallocate -l 4G /swapfile

« 4G » est ici utilisé pour réserver 4Go d’espace au swap. Il faut modifier cette valeur par plus petit (1G par exemple) ou plus grand (16G) selon l’usage souhaité. La taille indiquée sera directement imputée à l’espace disque disponible afin de ne pas se retrouver coincé si la mémoire virtuelle doit s’agrandir et que le disque dur est quasiment plein.

3. Définir les droits sur ce fichier :

sudo chmod 600 /swapfile

4. En faire un espace de swap pour Linux :

sudo mkswap /swapfile

5. Activer le swap sur ce fichier :

sudo swapon /swapfile

6. Ajouter l’information dans fstab afin de retrouver ce swap à chaque démarrage. Editer le fichier /etc/fstab :

sudo vi /etc/fstab

7. Ajouter la ligne :

/swapfile swap swap defaults 0 0

8. Vérifier que le swap soit activé :

sudo swapon --show

sudo free -h

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Ubuntu et Debian : utiliser les alias « LL »

Le « LL » du titre est en majuscule pour apporter du confort à la lecture mais il s’agit bien de minuscules que l’on utilise. Les fameux « ll » sont usités comme abréviation pour « ls -l » afin de lister le contenu d’un répertoire Linux. Malheureusement, ces alias ne sont pas forcément actifs par défaut sur Debian ou d’anciennes versions Ubuntu. Ce tutoriel explique donc comment activer l’alias ll sous Debian et Ubuntu mais ce mode d’emploi ne se limite pas à ces seules distributions Linux. L’objectif est de créer un raccourci vers ls -l et en profiter pour en ajouter d’autres qui sont d’usage fréquent par les utilisateurs de système d’exploitation GNU / Linux : ls -A, ls -CF. Et tout ça se passe dans le bashrc.

On aura juste besoin de suivre ce tuto si la commande « ll » ne renvoie rien ou affiche une erreur de commande inconnue ou introuvable.

Les utilisateurs de Linux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser la console pour accéder à leurs fichiers n’auront pas un grand intérêt à activer ces alias. C’est surtout utile pour gérer à distance un serveur Linux ou maintenir des postes users, des tâches de sysadmin.

 

Activer l’alias « ll » sur Debian et Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal local ou une connexion distante SSH avec l’identifiant de l’utilisateur.

2. Utiliser un éditeur de textes pour modifier le bashrc du profil, de base vi. Penser à ajouter un « sudo » si nécessaire.

vi ~/.bashrc

Cela fonctionne aussi avec vim, emacs, etc.

3. Chercher la ligne commentée « # some more ls aliases » ou quelque chose d’équivalent :

4. Décommenter les lignes pour activer leur utilisation, en supprimant juste le symbole « # » :

  • alias ll=’ls -l’
  • alias la=’ls -A’
  • alias ll=’ls -CF’

5. Enregistrer les modifications et quitter l’édition du fichier bashrc.

6. Fermer la session en cours ou la connexion SSH. Dès la prochaine ouverture de session, le « double L » sera actif pour lister les fichiers en console.

 

Personnaliser l’alias « ll »

C’est aussi l’occasion de modifier la cible des alias. On pourra par exemple se faire une commande personnalisée avec ces variables :

  • l (petit L) : affiche en colonnes plutôt que sur une ligne
  • a : affiche les fichiers cachés en plus des fichiers classiques
  • s : ajoute la taille des fichiers
  • h : rend plus lisible la taille des fichiers (human readable)

On pourra donc se faire un alias ll = ls -lah.

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Installer Nodejs 8 sur serveur Debian, Ubuntu

La documentation officielle de Node.js demande d’aller sur NodeSource pour télécharger des fichiers mais les distributions Linux Debian et Ubuntu proposent le logiciel dans leurs dépôts officiels. Bien que NodeJS version 8 soit LTS, son « End of life » est datée au 31 décembre 2019. Le 1er janvier 2020, il ne sera donc plus possible d’utiliser Node.js8 avec support. Il faudra basculer sur les LTS ultérieures que sont Node.js 10 ou Node.js 12. En attendant, ce tutoriel explique comment installer Node.js 8 LTS sur Debian et Ubuntu en quelques lignes de commande. La méthode la plus simple qui existe.

Node.js est un logiciel libre multiplateformes (GNU Linux, Windows, macOS, FreeBSD, AIX, Android et SmartOS) qui peut servir de serveur web HTTP / HTTPS et ainsi se passer d’un Nginx ou d’un Apache pour héberger des applications web développées avec NodeJS.

Pour installer ou mettre à jour dans une version plus récente de Node, suivre ce tuto pour Debian Ubuntu ou celui-ci pour Fedora, CentOS et RHEL.

 

Installer Node.js 8 LTS sur Ubuntu et Debian

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante SSH sur la machine Ubuntu ou Debian.

2. Installer curl si pas encore présent (au pire, l’assistant dira que le paquet est déjà présent sur le poste) :

sudo apt install curl

3. Ajouter l’URL :

curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_8.x | sudo -E bash -

-s signifie « silent » et -L « location »

4. Installer node.js de manière traditionnelle :

sudo apt install -y nodejs

5. L’environnement d’exécution JavaScript NodeJS est maintenant installé.

 

Cycle de vie des versions de Node.js

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Installer un serveur Nginx sur Ubuntu

Avec Apache, Nginx est l’un des serveurs web les plus populaires et est capable de gérer le trafic soutenu de sites très visités. Il a aussi l’avantage de gérer le reverse proxy et est facile à manager. Ce tutoriel explique comment installer un serveur web Nginx sur distribution Ubuntu avec explication des fichiers de configuration et les services à démarrer. Un serveur Linux en ligne de commande ou avec interface graphique, toutes les déclinaisons Ubuntu sont compatibles (Kubuntu, Xubuntu…).

Une méthode valable pour Ubuntu 16 LTS (16.04) et Ubuntu 18 LTS (18.04). Ces versions de la distribution proposent nginx dans les repositories par défaut donc l’installation est grandement facilitée.

 

Installer nginx sur Linux Ubuntu

1. Mettre à jour les paquets Ubuntu :

sudo apt-get update

2. Installer le serveur nginix :

sudo apt-get install nginx

Cette commande s’occupe d’installer le serveur Nginx ainsi que les dépendances associées.

 

Configurer le firewall Ubuntu pour Nginx

1. Afficher la configuration actuelle :

sudo ufw app list

2. Ce qui doit afficher :

Available applications:
  Nginx Full
  Nginx HTTP
  Nginx HTTPS
  OpenSSH

Ce qui signifie :

  • Nginx Full : ce profil ouvre les ports 80 (http) et 443 (https)
  • Nginx HTTP : ce profil n’ouvre que le port 80 pour du http standard, non encrypté
  • Nginx HTTPS : ce profil ouvre le port 443 pour un trafic encrypté en TLS / SSL

3. Il est recommandé d’activer le profil le plus restrictif, soit le Nginx HTTPS dans le cas où un certificat SSL sera utilisé. Sinon, HTTP ou Full selon la configuration souhaitée. Dans cet exemple, est activé Nginx HTTP pour faire des tests sans certificat.

sudo ufw allow 'Nginx HTTP'

4. Vérifier la modification :

Status: active

To                         Action      From
--                         ------      ----
OpenSSH                    ALLOW       Anywhere                  
Nginx HTTP                 ALLOW       Anywhere                  
OpenSSH (v6)               ALLOW       Anywhere (v6)             
Nginx HTTP (v6)            ALLOW       Anywhere (v6)

 

Service nginx

Comme tout service Ubuntu, nginx démarre et s’arrête avec systemctl :

1. Vérifier que nginx est démarré :

systemctl status nginx

2. Ce qui renvoie :

nginx.service - A high performance web server and a reverse proxy server
   Loaded: loaded (/lib/systemd/system/nginx.service; enabled; vendor preset: enabled)
   Active: active (running) since Mon 2019-02-11 12:34:40 EDT; 4min 2s ago

 

Se connecter au serveur nginx

1Depuis un autre poste du réseau ou une machine virtuelle, ouvrir un navigateur internet et se connecter sur l’adresse IP ou le nom DNS du serveur nginx.

http://adresseip

 

Commandes pour gérer nginx

Démarrer nginx :

sudo systemctl stop nginx

Arrêter nginx :

sudo systemctl start nginx

Redémarrer le serveur nginx :

sudo systemctl restart nginx

Recharger nginx après une modification de la configuration :

sudo systemctl reload nginx

Désactiver le démarrage automatique de nginx avec le système (activé par défaut) :

sudo systemctl disable nginx

Activer le démarrage automatique du service nginx Ubuntu :

sudo systemctl enable nginx

 

Configuration d’un serveur Nginx

Fichier principal de configuration : /etc/nginx/nginx.conf

Répertoire des sites : /etc/nginx/sites-available/

Répertoire des sites activés (créer des symlinks ln -s vers /sites-available) : /etc/nginx/sites-enabled/

Dossier des snippets Nginx : /etc/nginx/snippets

 

Logs Nginx

/var/log/nginx/access.log : historique de toutes les actions et requêtes du serveur web nginx

/var/log/nginx/error.log : uniquement les erreurs nginx

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Expert Virtualisation

Compatibilité VM Ubuntu et VMware vSphere / ESXi

La mise en place d’un système d’exploitation sur une machine virtuelle impose d’installer des pilotes pour faire fonctionner le matériel virtuel. Chez VMware, ces drivers s’appellent les VMware Tools ou simplement vmtools. Ce pack logiciel assure un fonctionnement optimal du réseau, de l’affichage graphique, du son et surtout fiabilité + performances pour utiliser au maximum les ressources de l’hyperviseur. Que ce soit en local (VMware Workstation) ou sur un serveur (VMware vSphere / ESXi), ces drivers virtuels sont obligatoires pour un usage correct de la VM. Et complètent la configuration du système d’exploitation invité (Guest OS) à configurer dans les paramètres de la machine virtuelle. Une mauvaise compatibilité liée au driver, à la version VMware ou à l’édition de l’OS et ce sera un bug, une mauvaise optimisation des ressources ou simplement l’impossibilité de démarrer la VM. Sous Linux, on peut installer les open-vm-tools.

Cet article reprend les informations de compatibilité entre le système d’exploitation Ubuntu et un hôte serveur VMware vSphere Hypervisor / ESXi, qu’il soit sous licence payante ou en version gratuite, selon les versions des deux logiciels. Bien que l’OS Ubuntu soit une base de Debian, les prérequis VMware sont propres à la distribution Linux maintenue par Canonical. Toutes les variantes Ubuntu sont concernées, que ce soit Ubuntu classique avec Gnome ou Kubuntu (KDE), Xubuntu (Xfce), Lubuntu (LXDE), Ubuntu Mate, Ubuntu Studio et Edubuntu (pour l’éducation). Pareil entre les versions Ubuntu Desktop et Ubuntu Server, le support est exactement le même. Les éditions LTS (Long Term Support, support à long terme) sont bien sûr également concernées.

Le classement est réalisé en novembre 2018 et est régulièrement mis à jour, pour chaque version Ubuntu en précisant à chaque fois les versions de VMware qui sont certifiées compatibles par le support de l’hyperviseur.

 

Compatibilité Ubuntu et serveur VMware ESXi / vSphere Hypervisor

Si la dénomination est à chaque fois « ESXi » devant le numéro de version, il s’agit à chaque fois de l’équivalent en vSphere Hypervisor.

  • Ubuntu 18.10 est uniquement compatible avec VMware ESXi 6.7 et 6.7 U1 (update 1)
  • Ubuntu 18.04 LTS fonctionne parfaitement avec VMware ESXi 6.5 (U1 et U2) et 6.7
  • Ubuntu 17.10 est certifié ESXi 6.5 et 6.5 U1
  • Ubuntu 17.04 est uniquement supporté par ESXi 6.5
  • Ubuntu 16.10 tourne sur ESXi 6.0 (U1 et U2)
  • Ubuntu 16.04 LTS est assurément compatible avec ESXi 5.5 (U1, U2, U3) et ESXi 6.0 (U1 et U2)
  • Ubuntu 15.10 est un Guest OS sur ESXi 6.0 (U1)
  • Ubuntu 15.04 a été introduit avec ESXi 6.0
  • Ubuntu 14.04 LTS est supporté par ESXi 5.1 U2 et U3 ainsi que ESXi 5.5 (U1 et U2)
  • Ubuntu 12.04 LTS est largement compatible : ESXi 4.1 U3, ESXi 5.0, ESXi 5.1 et ESXi 5.5

En production, les versions les plus couramment utilisées sont les éditions LTS qui bénéficient d’un support étendu à 5 ans après la date initiale de sortie. Ces listes de compatibilité sont importantes à prendre en compte pour éviter un problème de fonctionnement, de réseau notamment. Par exemple, installer un Ubuntu 18 dans une VM sous vSphere 5.5 posera un problème de réseau, l’adresse MAC renvoyée au DHCP sera farfelue au lieu du type classique 000c29 (00:0c:29:) ou 005056 (00:50:56:). Mais aucun souci avec le même U18 installé sur vSphere 6.5 ou 6.7.

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Expert Linux

Linux : vider la mémoire RAM

Le système d’exploitation et les programmes ouverts consomment de la mémoire vive quand ils sont en cours d’utilisation. Même en idle, quand il tourne à vide sans traitement actif, un processus consomme de la RAM et/ou du swap. Et surtout, des logiciels ou des scripts peuvent gonfler leur utilisation mémoire et saturer la mémoire physique de l’ordinateur ainsi que le swap virtuel. Et ces programmes ne vident pas forcément l’espace qu’ils se sont alloués, gardant ainsi une large plage mémoire et ne libèrent pas cette ressource pour d’autres processus du système. Ce tutoriel explique donc comment libérer de la mémoire vive et du swap sur Linux, que ce soit sur Debian / Ubuntu ou sur RedHat / Fedora / CentOS.

On peut voir la mémoire utilisée par la commande top ou l’utilitaire htop, un peu plus joli. Ici, le poste dispose de 20Go de RAM (2×2 + 2x8Go) avec 13Go d’utilisé. Le swap est vide mais on peut trouver des serveurs et des

Par exemple, si plasmashell plante (environnement KDE) ou quand une console JVM (Java Virtual Machine) sature la mémoire : Caused by: java.lang.OutOfMemoryError: Java heap space

 

Vider la mémoire vive (RAM) d’un Ubuntu / Debian

1. Se connecter en Terminal local ou en SSH distant sur le poste ou le serveur Ubuntu / Debian.

2. Taper la commande suivante :

free -h && sudo sysctl vm.drop_caches=3 && free -h

3. Cela affiche la RAM utilisée, la vide puis ré-affiche la RAM utilisée pour montrer le gain de mémoire vive.

Cette procédure est la combinaison de deux commandes :

  • free -h : voir l’usage de la mémoire vive
  • sysctl vm.drop_caches=3 : vider le cache

 

Vider la mémoire vive (RAM) sur Red Hat / CentOS / Fedora

1. Se connecter en Terminal local ou en SSH distant avec un compte root.

2. Copier/coller la commande suivante :

free -h && sysctl vm.drop_caches=3 && free -h

3. La RAM est ainsi vidée de tout ce qui était obsolète. On utilise aussi la combinaison de free et de vm.drop_caches

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Expert Linux Réseau

Ubuntu : configurer un proxy http

Les grandes entreprises et administrations, mais aussi les universités et écoles supérieures, ont généralement une protection réseau efficace pour l’accès à internet. Pare-feu et proxy sont en place pour éviter la contamination des ordinateurs, servir un cache local et éviter la consultation de sites non recommandés (pornographie, violence, téléchargement illégal…). Si la configuration de cette partie est réservée aux ingénieurs réseau et administrateurs système, l’accès d’un poste au réseau public internet pourra peut-être se faire après configuration d’un proxy internet sur la machine. Voir les tutoriels pour paramétrer un proxy internet sur Windows 10, sur Mac et sur Ubuntu en environnement graphique.

Si la configuration du proxy pour Ubuntu graphique se fait en quelques clics, il existe une méthode pour l’automatiser ou le faire à distance sur des postes de travail. Aussi, les serveurs informatiques équipés de Ubuntu Server, sans interface graphique, pourront être configurés par la modification d’un simple fichier texte (pas une ligne de commande, mais presque).

Ce tutoriel explique comment modifier ce fichier de conf avec l’éditeur de texte vi mais il est bien sûr possible d’utiliser un autre outil équivalent (emacs, vim, nano…).

La configuration du proxy http va aussi permettre la recherche et l’installation des mises à jour système Ubuntu depuis les dépôts publics, dans les situations où il n’y a pas de dépôt Linux local déjà configuré dans sources.list.

 

Configurer un proxy internet sur Ubuntu Server

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante SSH.

2. Taper la commande :

sudo vi /etc/environment

3. Appuyer sur la touche « o » (la lettre) pour ajouter une nouvelle ligne au fichier de configuration.

4. Ecrire ou coller :

http_proxy="http://192.168.0.254:8080/"

ou autre adresse proxy http selon l’entreprise.

Si le proxy doit utiliser un login / mot de passe :

http_proxy="http://utilisateur:motdepasse@domaine.com:port"

5. Appuyer sur la touche Echap du clavier pour sortir du mode édition de vi.

6. Taper « :wq » pour enregistrer et quitter la modification du fichier texte.

7. La modification est immédiate, le proxy internet est configuré. A confirmer par le navigateur internet ou en exécutant une mise à jour système (apt update / upgrade).

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Expert Linux Téléchargement

Télécharger et installer Ubuntu Server 16 LTS

Si Ubuntu est la distribution Linux la plus populaire, ce n’est pas que pour la version de bureau pour les particuliers et utilisateurs d’entreprise. Côté serveur aussi, cette distrib est prisée par les services informatiques, pour héberger des sites web, des applications métier ou des serveurs de développement. Ceux-ci privilégient les éditions LTS, qui sortent tous les deux ans chez Ubuntu.

Par rapport aux autres versions, les distributions Ubuntu badgées LTS (Long Term Support) garantissent des mises à jour de sécurité pendant les cinq ans qui suivent la sortie de l’OS. Par exemple, avec Ubuntu 16 LTS, des updates seront proposées jusqu’en avril 2021, ce qui assure pérennité pour les serveurs d’entreprise et sérénité pour les administrateurs systèmes qui ne souhaitent pas mettre à jour le système d’exploitation serveur tous les ans.

Ce tutoriel explique comment télécharger et installer Ubuntu Server 16 LTS pour en faire un serveur. On peut se dire que Linux est plus simple que Windows mais l’installation nécessite plus d’étapes qu’un Windows Server. Contrairement aux distributions Ubuntu desktop, Ubuntu Server est dépourvu d’environnement graphique. Pas d’utilisation à la souris mais, par la suite, il sera possible d’ajouter une interface.

Précision : comme Ubuntu pour ordinateurs traditionnels, la distribution Ubuntu Server est gratuite à télécharger et à utiliser. A aucun moment il ne sera demandé de payer pour continuer à utiliser ce système d’exploitation serveur. Des logiciels tiers peuvent cependant être payants mais pas LAMP ni PostgreSQL, par exemple.

 

Télécharger Ubuntu 16 LTS Server

1. Aller sur le site officiel Ubuntu Server : https://www.ubuntu.com/download/server

2. Cliquer sur le bouton vert Download à côté de « Ubuntu Server 16.04.4 LTS » (pas Ubuntu 17 qui n’est pas LTS).

3. Le fichier pèse moins de 900Mo. Graver le fichier, créer une clé USB ou copier le fichier ISO sur le serveur physique ou la machine virtuelle.

En alternative beaucoup plus légère, environ 60Mo, il existe la source ISO « netbook » ou « mini » pour Ubuntu 16 : choisir le « Network installer for 16.04 LTS » sur cette page de téléchargements alternatifs.

 

Installer Ubuntu Server 16 LTS

1. Démarrer sur le média d’installation (fichier ISO, clé USB ou DVD).

2. Choisir la langue « Français » :

3. Valider « Installer Ubuntu Server » :

4. Indiquer le pays pour définir le fuseau horaire.

5. Sélectionner le type de clavier utilisé. Pour un clavier azerty français classique, choisir « French – French (alternative) » proposé par défaut. Pour les autres pays (Canada, Suisse, Belgique, Luxembourg…), valider le clavier proposé par défaut.

6. Renseigner le nom de la machine (hostname que l’on pourra changer plus tard) :

7. Créer un compte utilisateur qui aura les droits root (mais sans s’appeler root, par sécurité) :

8. Confirmer son login.

9. Spécifier un mot de passe pour ce compte utilisateur et le confirmer. On peut afficher le mot de passe pour être sûr de ne pas faire d’erreur entre qwerty et azerty, par exemple.

10. Choisir de chiffrer ou non le dossier personnel, c’est-à-dire le répertoire /home de l’utilisateur. Ce n’est pas indispensable.

11. Confirmer la time zone (fuseau horaire) pour régler l’heure du serveur :

12. Le partitionnement des disques est une étape importante dans l’installation d’un serveur Ubuntu. On a le choix entre utiliser le disque entier pour Ubuntu en partition normale, créer un volume logique LVM ou chiffrer ce LVM avec une clé de sécurité. Ou encore, configurer manuellement les partitions système : /, boot, swap. Si vous ne savez pas quoi choisir, valider la proposition par défaut « Assisté – Utiliser tout un disque avec LVM » (mais cela ne conviendra pas pour faire du dual boot sur un serveur de test).

13. Confirmer le disque à utiliser. Il n’y a qu’un seul choix si le serveur ou la VM ne dispose que d’un disque ou d’un seul volume RAID.

14. L’assistant demande ensuite s’il peut écraser le disque et configurer LVM, répondre « Oui » :

15. On peut encore définir la taille du disque à attribuer, laisser par défaut pour que la partition soit au maximum de ce qui est disponible, simplement valider par « Continuer » .

16. Confirmer ensuite par « Terminer le partitionnement et appliquer les changements » :

17. Enfin, valider encore une fois les changements sur le disque dur, par « Oui » :

18. L’installation démarre enfin.

19. Préciser si le serveur doit passer par un proxy (serveur mandataire HTTP) pour accéder à internet et aux dépôts de paquets Ubuntu (apt). Laisser vide si la connexion est directe avec le réseau public.

20. Configurer si les mises à jour système seront à faire automatiquement ou pas. Ce n’est pas forcément recommandé pour un serveur de production. L’administrateur système pourra le faire manuellement en local ou utiliser un système comme Landscape pour gérer son parc de serveurs Ubuntu.

21. Préciser quels rôles faudra-t-il installer de base sur ce serveur. On peut couramment citer OpenSSH server pour un accès distant par SSH. Ajouter les fonctionnalités nécessaires :

  • DNS server : pour faire du DNS ou du LDAP
  • LAMP server : serveur web avec Apache, MySQL et PHP (phpMyAdmin)
  • Mail server : pour en faire un serveur de messagerie
  • PostgreSQL database : si besoin de ce SGBD libre
  • Samba file server : partager des fichiers avec des postes Windows

22. Valider l’installation de GRUB sur le secteur d’amorçage par « Oui » :

23. Enfin, l’installation est terminée. Retirer le support (clé USB, DVD, ISO) et confirmer par « Continuer » pour redémarrer le système.

24. Après quelques instants, on arrive sur l’écran de connexion de Ubuntu Server 16 LTS. Se connecter en local ou à distance si SSH a été installé plus tôt.

La partition « vg-root » « / » n’est utilisée que de 1,5Go. Le manque d’environnement graphique fait de Linux Ubuntu Server un OS très léger.

25. Pour être sûr de bénéficier des dernières mises à jour (correctifs et patchs de sécurité) :

  • sudo apt update
  • sudo apt upgrade
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Expert Linux

Ubuntu : libérer de la place dans /boot

Lors d’un upgrade Ubuntu, pour passer en version supérieure dont voici le tutoriel, l’assistant do-release-upgrade vérifie qu’il reste suffisamment de place dans la partition /boot. En effet, le processus de mise à jour va ajouter un kernel supplémentaire et il est nécessaire d’avoir au moins 50Mo de libre dans « boot » pour pouvoir effectuer l’opération de mise à niveau.

En résumé, la mise à jour Ubuntu n’est pas possible parce qu’il n’y a pas assez de place disponible dans la partition /boot du disque dur. Ce tutoriel explique comment libérer de l’espace disque dans /boot pour pouvoir faire la mise à jour système Ubuntu.

Une sauvegarde préventive est évidemment recommandée pour revenir en arrière en cas de mauvaise manipulation ou d’erreur lors de l’opération de maintenance.

 

Message d’erreur

« La mise à niveau nécessite xx M d’espace libre au total sur le disque /boot. Veuillez libérer au moins xx M d’espace disque sur /boot. Videz votre corbeille et supprimez les paquets temporaires des précédentes installations en utilisant sudo apt-get clean »

 

Voir l’espace disque utilisé dans /boot

Utiliser la commande suivante pour voir l’espace disponible de la partition boot :

df -h

Ou « df -aTh » pour avoir toutes les informations sur les partitions.

 

Solution automatique

Pour faire du ménage dans /boot, on peut demander au système d’exploitation de supprimer les kernels obsolètes Ubuntu.

1. Cette commande va automatiquement effacer les vieux noyaux et ne laisser que les deux versions les plus récentes :

sudo apt-get autoremove

2. Vérifier l’espace disponible dans /boot pour voir s’il correspond au minimum requis par le processus d’upgrade.

df -h

 

Solution manuelle

Si la méthode automatique ne fonctionne pas ou ne libère pas assez d’espace disque, faire l’opération à la main.

1. Voir quelle est la version actuelle du kernel Ubuntu :

uname -r

2. Lister les kernels disponibles :

dpkg -l | grep -Ei "linux-headers|linux-image"

Chaque version du noyau correspond à des lignes linux-headers-x.x.x-x, linux-image-x.x.x-x (et linux-image-extra-x.x.x-x mais pas à chaque fois).

3. Pour supprimer une version du kernel, utiliser la commande suivante en adaptant les numéros de version :

sudo apt-get remove --purge linux-headers-3.5.0-51-generic linux-image-3.5.0-51-generic linux-image-extra-3.5.0-51-generic

4. Confirmer par « o » (oui).

5. Répéter pour autant de noyaux à supprimer. Garder au moins les deux plus récentes versions (les numéros les plus élevés) et s’assurer de ne pas toucher au kernel courant.

On peut aussi tout faire sur une seule ligne de commande en indiquant à chaque fois le numéro de kernel à effacer, ainsi tout se supprime d’un seul coup :

6. Regarder l’espace disque libéré dans /boot pour avoir assez de disponibilité afin d’effectuer la mise à jour ou la mise à niveau du système Ubuntu.

df -h

7. Refaire une sauvegarde du serveur ou de la VM.