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Expert Virtualisation

Toutes les commandes esxcli pour VMware vSphere / ESXi

L’administration et la maintenance d’un environnement de virtualisation VMware se fait principalement par interface graphique. Avec un navigateur web sur les versions récentes (5.5, 6.0, 6.5, 7.0) ou via un client lourd (vSphere Client) sur les versions plus anciennes, la quasi totalité des fonctions se gèrent à distance depuis un poste client ou une simple VM hébergée. Mais lorsque l’hôte ne fonctionne plus correctement, qu’il soit seul ou membre d’un cluster, le dépannage ne peut pas forcément se faire à distance s’il s’agit par exemple d’un problème de réseau. L’interface directe du serveur de virtualisation ne sera pas d’une grande aide puisque l’écran de console VMware vSphere / ESXi / ESX est très limité, permettant surtout de gérer les cartes réseau et son adressage IP pour le management.

Pas affiché de manière claire, il est cependant possible d’accéder à un terminal pour exécuter des commandes propres à l’univers de VMware. Ce tutoriel liste les commandes majeures d’un environnement VMware vSphere / ESXi / ESX, qu’il soit sous licence payante ou en version gratuite (Hypervisor). Ces commandes sont nommées « esxcli » par VMware. Il ne s’agit donc pas ici des commandes vmkfstools.

 

Activer esxcli sur un hôte VMware

Méthode physique, quand rien ne va plus

1. Brancher un écran sur le serveur physique.

2. Se connecter (F2) à la console VMware (Direct Console User Interface – DCUI).

3. Aller sur « Troubleshooting Mode Options » :

4. Activer « Enable ESXi Shell » :

5. Revenir en arrière au menu principal (Echap).

6. Accéder à l’interface de console en tapant sur ALT + F1.

7. Revenir à la console graphique avec ALT + F2.

 

Méthode normale, depuis le VMware vSphere Client

1. Se connecter à l’hôte unique ou au membre du cluster VMware depuis le vSphere Client.

2. Sélectionner l’hôte sur lequel il faut activer esxcli.

3. Aller à l’onglet « Configuration » et « Profil de sécurité » (Security Profile en anglais).

4. Dans la section « Services » cliquer sur « Propriétés » (en haut à droite de l’écran).

5. Dans la liste qui s’ouvre, sélectionner « Shell ESXi » et cliquer sur le bouton « Options » :

6. Cocher « Démarrer et arrêter avec l’hôte » puis cliquer sur le bouton « Démarrer » avant de valider deux fois par OK. Cela active le démarrage automatique avec l’hôte, comme un service.

7. L’interface locale est maintenant activée pour les commandes esxcli.

 

Commandes VMware ESXCLi

Ces commandes sont une base à enrichir de paramètres et de variables.

esxcli device : liste

esxclielxnet : gérer les drivers Emulex elxnet

esxcli esxcli : liste toutes les commandes esxcli

esxcli fcoe : commandes pour FCOE (Fiber Channel Over Ethernet)

esxcli graphics : commandes graphiques pour gérer l’hôte

esxcli hardware : afficher des informations sur le matériel du serveur

esxcli iscsi : afficher et gérer le matériel iSCSI

esxcli network : gérer le virtual network, les vswitch et VMkernel network interfaces

esxcli nvme : gérer les disques NVMe

esxcli rdma : superviser les périphériques RDMA (Remote Direct Memory Access)

esxcli sched : gérer le swap système

esxcli software : afficher et gérer les profils et les VIB

esxcli storage : gérer le stockage (SAN ou – DAS Direct Attached Storage)

esxcli system : commandes pour gérer le système

esxcli vm : afficher et pouvoir arrêter de force une machine virtuelle bloquée

esxcli vsan : gérer le Virtual SAN

Ces commandes seules ne suffisent pas, il faut les utiliser avec des arguments.

 

Commandes ESXCLi fréquemment utilisées

Exemples de commandes souvent utilisées pour gérer un hôte VMware qui fonctionne correctement ou qui a planté.

esxcli system version get : afficher la version exacte avec numéro de build et nombre de patchs de VMware ESXi

esxcli system hostname get : afficher le hostname et le nom FQDN du serveur

esxcli system stats installtime get : afficher la date d’installation initiale de l’ESXi

esxcli system account list : afficher la liste des utilisateurs de l’hôte

esxcli system account add -d="Nouvel utilisateur" -i="newuser" -p="pass-W0rd" -c="pass-W0rd"

créer un nouveau compte utilisateur ESXi

esxcli system maintenanceMode set –enable true : passer en mode maintenance (deux « – » avant le enable)

esxcli system shutdown reboot -d 10 -r « raison du reboot » : redémarrer l’hôte, à exécuter après la mise en mode maintenance (délai en secondes)

esxcli network firewall set –enable true|false : activer ou désactiver le firewall ESXi

esxcli network ip interface ipv4 get : afficher la configuration réseau IPv4

esxcli software vib list : afficher la liste des VIB installés (par exemple utilisés pour les updates vSphere)

esxcli vm process list : lister les machines virtuelles démarrées sur l’hôte

esxcli vm process kill -w 1234 -t soft : gérer et tuer des VM qui ne répondent plus par l’interface graphique vSphere Client ou Web Client

esxcli storage vmfs extent list : lister tous les volumes VMFS

esxcli storage filesystem list : afficher les volumes VMFS, NFS, etc

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Expert Windows 10

Windows 10 : tuer un processus en ligne de commande

Les utilisateurs de Linux sont habitués à manier la ligne de commande pour effectuer des opérations système. Que ce soit pour faire une mise à jour OS, configurer un proxy internet ou faire le ménage dans les kernels, le Terminal d’une distribution Linux est régulièrement mis à contribution. Sous Windows, la grande majorité des actions liées au système d’exploitation se fait par interface graphique, à l’aide de la souris dans les menus des Paramètres de Windows 10 ou Windows Server, via le Gestionnaire de tâches ou les différentes consoles de gestion. Certains connaissent et utilisent PowerShell mais l’ancien Invite de commandes n’a pas dit son dernier mot pour réaliser des opérations de maintenance ou dépanner une situation bloquante.

Ce tutoriel explique comment tuer un processus, kill a task, sur Windows 10, à l’aide de l’Invite de commandes (cmd) et de PowerShell. Plusieurs méthodes pour arriver au même résultat, tuer un process de Windows ou d’un logiciel tiers, qui est bloqué ou qui a planté. Une manière brutale mais efficace de récupérer des ressources sur un ordinateur surchargé ou après le plantage d’un logiciel.

 

Tuer un processus avec Invite de commandes (cmd)

1. Ouvrir un Invite de commandes (cmd.exe).

2. Taper « tasklist » pour afficher la liste de tous les processus qui tournent sur le système d’exploitation. Une colonne « PID » (Processus IDentification) est utile pour la suite.

3. Pour killer un processus par son identifiant PID : préconisé pour ne tuer qu’un processus bien précis quand il y en a plusieurs du même nom.

taskkill /f /pid 1234

4. Pour tuer une tâche par son nom :

taskkill /im "processus.exe" /f

Ici, killer Teams.exe ferme tous les processus liés au programme Microsoft Teams.

5. Le ou les processus ont été tués, le système d’exploitation peut donc être débloqué ou l’on peut relancer le programme qui avait planté.

 

Tuer un processus avec Windows PowerShell

1. Ouvrir une console PowerShell. Si besoin, l’ouvrir en tant qu’Administrateur.

2. Afficher la liste des processus actifs avec :

Get-Process

3. Utiliser la commande suivante pour tuer un processus par son ID :

Stop-Process -ID 1234 -Force

4. Utiliser cette commande pour tuer tous les processus utilisés par un programme :

Stop-Process -Name "processus.exe" -Force

5. A noter que PowerShell, contrairement à cmd, ne renvoie pas les résultats positifs. Seules les erreurs sont remontées et affichées en rouge à l’écran :

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Intermédiaire SGBD

Oracle : activer l’historique de commandes SQL Plus

L’outil SQL*Plus est pratique et léger pour piloter un SGBD Oracle. Cet utilitaire en ligne de commande développé par Oracle permet aux utilisateurs d’exécuter des commandes SQL et PL/SQL sur Oracle Database, entre autres.

Différents guides pour Oracle se trouvent sur le site, certains spécifiques à SQL Plus. Ce tutoriel explique comment activer l’historique des commandes exécutées dans SQL*Plus, à la manière d’un history sur Linux. Si la commande n’est pas encore active, la procédure pour la mettre en action est vraiment facile à réaliser.

 

Activer « history » sur SQLPlus pour Oracle

1. Ouvrir une session SQL*Plus, se connecter avec un compte ayant des droits supérieurs sur la base de données.

2. Vérifier si la commande history est active :

3. Activer l’historique de commande SQLPlus :

set history on

4. Vérifier que l’historique est désormais bien actif : history

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Expert

Connaitre la version de Windows en PowerShell

L’intérêt de PowerShell n’est plus à démontrer pour exécuter des scripts, récupérer des informations ou installer des applications. Il est assez facile de recenser des versions de composants et de logiciels intégrés à Windows, mais aussi tout simplement la version du système d’exploitation installé. C’est intéressant pour automatiser des opérations, comme installer une application selon l’OS de la machine, déployer un patch, etc. PowerShell est presque sans limite. Ce tutoriel explique comment récupérer la version du système d’exploitation Windows avec une simple commande PowerShell. Fonctionne pour Windows poste de travail et Windows Server. Une commande PowerShell qu’il n’est pas nécessaire d’exécuter en tant qu’Administrateur.

En plus de la version numérotée de Windows, est aussi précisée l’édition du système d’exploitation. On peut ainsi faire la différence entre une licence Windows Server 2019 Standard et Datacenter.

Cela fonctionne avec toutes les versions de Windows, que ce soit à la maison, en poste de travail ou en environnement serveur. Il faut simplement que l’OS soit compatible PowerShell, c’est-à-dire depuis Windows 7. A noter que Windows PowerShell 1.0 était disponible pour Windows XP et Vista en tant que mise à jour facultative via Windows Update.

 

Voir la version précise de Windows par PowerShell

1.. Ouvrir PowerShell ou démarrer un nouveau script.

2. Copier/coller la commande suivante :

(Get-WmiObject -class Win32_OperatingSystem).Caption

3. Valider et observer le résultat.

 

Commande « systeminfo » dans PowerShell

Une commande qui fonctionne également dans l’Invite de commandes (cmd) et qui donne de nombreuses autres informations :

systeminfo

  • La ligne « Nom du système d’exploitation » indique le nom commercial de la version installée.
  • La ligne « Version du système » donne son code version exact, pour une information plus précise (utile notamment sur les différents updates de Windows 10)

A affiner avec un grep si besoin pour ne cibler que l’une ou l’autre information.

 

Exemple avec Windows Server 2019

PS C:\> (Get-WmiObject -class Win32_OperatingSystem).Caption
Microsoft Windows Server 2019 Standard

Pour Windows Server 2016

Avec Windows 10

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Intermédiaire Outils

Changer la taille des textes de l’Invite de commandes (cmd)

Les années passent et la vue ne s’améliore pas ? En tant que technicien informatique, développeur ou administrateur système et réseau, vous utilisez souvent l’Invite de commandes Windows et il devient difficile de lire ces petits textes ? Bien que basique, le célèbre cmd.exe de Windows permet d’agrandir la taille des textes pour une meilleure lisibilité à l’écran. Une option méconnue mais néanmoins très utile.

Ce tutoriel montre comment agrandir la taille des textes et modifier la police de caractère de l’Invite de commandes Windows (cmd). Une amélioration d’ergonomie pour mieux lire les informations à l’écran qui est compatible avec toutes les versions de Windows : aussi bien workstation (Windows 10, 8.1, 8, 7) que les Windows Server (2019, 2016, 2012 / R2, 2008 / R2…). En résumé, toutes les versions de Windows et même XP peuvent modifier, à la hausse ou à la baisse, la taille du texte et la police de caractère pour convenir aux personnes malvoyantes ou simplement pour plus de confort à l’écran.

Il est aussi possible de changer les couleurs du texte et du fond de l’invite de cmd. Quelques autres options existent pour personnaliser l’invite de commandes Windows : la taille de la fenêtre cmd, la taille du tampon (nombre de lignes d’historique affichées à l’écran). On n’en fera pas un Terminal Linux pour autant mais ces options permettent d’avoir un cmd en plein écran, pour plus de confort à la lecture quand on joue un script ou que l’on analyse des traces.

 

Changer la taille du texte de cmd – Invite de commandes Windows

1. Dans un Invite de commandes, faire un clic droit sur la barre de titre et choisir « Par défaut » :

2. Aller sur l’onglet « Police » de la Console Windows :

3. Modifier la Taille et/ou la Police, un aperçu immédiat permet de voir les modifications :

4. Valider par OK et relancer un nouveau cmd pour constater les changements :

C’est donc beaucoup plus lisible qu’avant :

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Intermédiaire Outils

Changer les couleurs de l’Invite de commandes (cmd)

Utilitaire Microsoft livré avec Windows depuis ses premières versions, l’Invite de commandes n’a pas beaucoup évolué au fil des années. Même si PowerShell lui a succédé dans l’application de scripts et de commandes système, le célèbre cmd.exe fait encore de la résistance et est régulièrement utilisé par les administrateurs système et réseau, les développeurs et les techniciens informatique. Les plus anciens le nomment MS DOS bien que l’appellation est erronée, il s’agit plutôt du nouveau « command » des Windows 95 et 98.

Par défaut sur fond noir avec le texte blanc, ce tutoriel explique comment changer les couleurs du cmd Invite de commandes. Ce guide explique comment modifier les couleurs une bonne foi pour toutes, pas simplement pour une seule utilisation du terminal Windows. Il existe aussi une méthode pour agrandir la taille des textes et changer la police du cmd.

Effectué sur Windows 10, cette procédure s’applique également sur Windows 7, 8 et 8.1. Les actions à opérer sont les mêmes sur tous ces systèmes d’exploitation, tout comme sur les différentes versions de Windows Server qui fonctionnent de la même façon.

 

Modifier les couleurs de cmd – Invite de commandes Windows

1. Ouvrir un Invite de commandes par une recherche dans le menu Démarrer ou par la console Exécuter, cmd.

2. Faire un clic droit sur la barre de titre et choisir « Par défaut » :

3. Aller sur l’onglet « Couleurs » :

4. Modifier les couleurs du Texte, de l’Arrière-plan, des Boîtes de message et de l’Arrière plan des boites. La « boite » correspond à une sélection du texte.

Il est possible de choisir dans la palette de couleurs ou en changeant les valeurs des couleurs RVB (Rouge, Vert, Bleu).

On peut aussi changer l’opacité, de 30 à 100%. Il est conseillé de rester en 100% pour une parfaite lisibilité des informations à l’écran.

5. Valider par OK.

6. Fermer l’invite de commande et en rouvrir un nouveau pour voir les couleurs modifiées. Il n’est pas nécessaire de redémarrer l’ordinateur. Exemple pour un style Matrix ou hacker avec texte vert sur fond noir :

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Expert SGBD

Script pour démarrer et arrêter les services Oracle Database

Ce ne sera pas très utile sur un serveur de production mais pratique sur un poste de développeur ou sur un ordinateur de test, surtout lorsque différentes versions de Oracle ou si plusieurs SGBD sont installés sur la machine. Il est possible de cumuler les serveurs de bases de données Oracle Database, Microsoft SQL Server, PostgreSQL, MySQL… sur le même poste mais celui-ci risque de s’écrouler niveau mémoire vive et accès disque. Pour éviter cela, le plus simple est de couper les services du SGBD qui n’est pas utilisé.

Nous allons faire un script pour démarrer les services Oracle sur Windows : Oracle Server, TNS Listener, MTS Recovery Service, VSS Writer. Le service Job Scheduler est optionnel et est en statut « désactivé » après une installation classique de Oracle Database.

Ce tutoriel a été réalisé sur Windows Server 2019 avec Oracle Database 12c. La procédure est identique sur Windows Server 2016 ou WS 2012 / R2. Pour les autres éditions du SGBD Oracle, il faudra peut-être adapter le nom des services.

 

Script Windows pour start les services Oracle serveur

1. Ouvrir les Services locaux de Windows par les Outils d’administration ou avec la commande services.msc.

2. Localiser les services Oracle. Ceux-ci commencent par « Oracle* » donc pas de risque d’en oublier un. Regarder ceux qui sont en démarrage automatique et démarrés.

3. Le nom des services à exécuter est affiché lorsque l’on ouvre (double clic) un service :

4. Créer un nouveau fichier texte, avec Bloc-notes / notepad par exemple.

5. Taper et adapter les commandes suivantes au sein du même document :

net start OracleOraDB12Home1MTSRecoveryService
net start OracleOraDB12Home1TNSListener
net start OracleServiceORCL
net start OracleVssWriterORCL
pause

Le nom des services varie selon le nom de l’instance SID indiqué lors de la configuration du SGBD. On rajoute une ligne « pause » pour voir le résultat des commandes à l’écran.

6. Enregistrer ce fichier texte sous le nom « start_oracle » par exemple.

7. Changer l’extension du fichier .txt pour « .bat » afin de le transformer en script exécutable d’un double clic ou par une tâche planifiée.

8. Tester en exécutant le script bat et voir les services se démarrer automatiquement.

 

Script .bat pour stop les services d’un serveur Oracle

1. Reproduire les mêmes premières étapes.

2. Taper et adapter les commandes suivantes :

net stop OracleOraDB12Home1MTSRecoveryService
net stop OracleOraDB12Home1TNSListener
net stop OracleServiceORCL
net stop OracleVssWriterORCL
pause

3. Enregistrer le fichier « stop_oracle » par exemple.

4. Changer l’extension .txt pour « .bat » pour en faire un script.

5. Tester l’arrêt automatique des services Oracle Database en exécutant ce fichier bat, par simple double clic ou depuis un Invite de commandes cmd.

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Expert Logiciels Windows 10

Empêcher l’installation de Edge Chromium sur Windows 10

Début 2020, une nouvelle version du navigateur internet Microsoft Edge va sortir. Basé sur le même moteur que Google Chrome, cette évolution est un aveu d’échec pour MS et doit permettre à Edge de conquérir quelques parts du marché des navigateurs web, monopolisé par le logiciel de Google. L’édition « Microsoft Edge (Chromium-based) » s’installera toute seule sur les ordinateurs équipés de Windows 10, même si l’utilisateur ne le demande pas. Et on peut empêcher ça avec un petit logiciel fourni par Microsoft. Cela est néanmoins réservé aux utilisateurs avertis de Windows.

Edge 2020 va s’installer automatiquement par Windows Update sur Windows 10 1803, 1809, 1903, 1909

Cette astuce sera surtout utile aux administrateurs de parc informatique qui souhaitent empêcher l’installation automatique de Edge nouvelle version sur les ordinateurs de l’entreprise. En effet, si Internet Explorer traine encore sur Windows 10 (comment retrouver IE11 sur W10), Edge l’a remplacé et les applications métier travaillent toujours sur le moteur Microsoft. Mais en changeant de noyau, Microsoft Edge pourrait ne plus être compatible avec les outils d’entreprise. Empêcher l’update automatique de Edge « IE » vers Edge « Chrome » évitera ce genre de désagrément.

Microsoft offre un utilitaire pour désactiver la mise à jour automatique de Edge : Microsoft Edge Chromium Blocker Toolkit. Explications ici. Ce logiciel gratuit fonctionne sur Windows 10 version 1803 et plus récent.

Pour une utilisation classique d’un ordinateur, à la maison ou au bureau (non géré par un service informatique), inutile de se lancer dans une manipulation complexe. Vous pouvez laisser Windows faire la mise à jour de Edge basé sur Chrome sans risquer de problème sur votre machine.

 

Bloquer la mise à jour de Edge « Chromium » par Windows Update

1. Télécharger « Microsoft Edge Blocker Toolkit » :

Télécharger “Microsoft Edge Chromium Blocker Toolkit” MicrosoftEdgeChromiumBlockerToolkit.exe – Téléchargé 800 fois – 174 Ko

2. Ouvrir le fichier téléchargé pour décompresser le contenu après avoir accepté le contrat de licence. Remarque : la décompression ne se fait pas dans un dossier spécifique, il faudra donc le créer avant et demander à extraire les fichiers là-dedans. Un détail qui aurait pu être mieux pensé par Microsoft..

3. Ouvrir un Invite de commandes (cmd) en tant qu’Administrateur.

4. Se placer dans le dossier en question, par exemple avec cd C:\Users\Julien\Downloads\EdgeBlocker :

5. Taper la commande suivante pour bloquer la MAJ Edge sur le poste local :

EdgeChromium_Blocker.cmd /B

6. Le message indique clairement que l’opération de blocage du déploiement de Microsoft Edge (Chromium based) a réussi. Il n’y aura donc pas de mise à jour automatique par Windows Update.

 

Bloquer la mise à jour Edge Chromium en base de registre (regedit)

Une méthode qui ne nécessite pas le déploiement du toolkit Microsoft.

1. Ouvrir l’éditeur de registre regedit.

2. Aller dans HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\EdgeUpdate

3. Créer une nouvelle valeur DWORD nommée : DoNotUpdateToEdgeWithChromium

4. Changer sa valeur à « 1 » pour bloquer l’installation automatique de Edge 2020.

 

Autoriser la mise à jour automatique de Edge Chromium-based

Pour ré-autoriser l’update automatique de Edge version Chromium.

1. Ouvrir un Invite de commandes en tant qu’Administrateur et se placer dans le dossier qui contient les fichiers EdgeChromium_Blocker.*

2. Exécuter la commande suivante :

EdgeChromium_Blocker.cmd /U

3. Un message affiche que la mise à jour est à nouveau autorisée.

 

Bloquer à distance le déploiement de Edge Chromium

Avec le toolkit, même principe qu’avec la première méthode en ajoutant le hostname du poste distant :

EdgeChromium_Blocker.cmd pcdistant /B

 

Options de EdgeChromium_Blocker

Très simple, cet outil n’a que deux options : bloquer et débloquer (autoriser) :

EdgeChromium_Blocker.cmd [<machine name>] [/B][/U][/H]
B = Block Microsoft Edge (Chromium-based) deployment
U = Allow Microsoft Edge (Chromium-based) deployment
H = Help
Examples:
EdgeChromium_Blocker.cmd mymachine /B (blocks delivery on machine "mymachine")
EdgeChromium_Blocker.cmd /U (unblocks delivery on the local machine)
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Expert SGBD

Vérifier la version d’un serveur Oracle

Connecté à un serveur Oracle par SQL Developer ou un autre outil de gestion de base de données, vous avez besoin de connaitre la version exacte du SGBD ? Cette simple commande renvoie un résultat clair pour toutes les versions de Oracle Database, le serveur de bases de données à consulter. Cette requête est identique, que le serveur Oracle soit installé sur un OS Windows ou Linux / UNIX.

 

La commande

select * from v$version ;

 

Résultat sur Oracle 19c :

Oracle Database 19c Enterprise Edition Release 19.0.0.0.0 - Production

Résultat sur Oracle 12c R2 :

Oracle Database 12c Enterprise Edition Release 12.2.0.1.0 - 64bit Production
PL/SQL Release 12.2.0.1.0 - Production
"CORE 12.2.0.1.0 Production"
TNS for 64-bit Windows: Version 12.2.0.1.0 - Production
NLSRTL Version 12.2.0.1.0 - Production

Résultat sur Oracle 12c R1 :

Oracle Database 12c Enterprise Edition Release 12.1.0.2.0 - 64bit Production
PL/SQL Release 12.1.0.2.0 - Production
"CORE 12.1.0.2.0 Production"
TNS for 64-bit Windows: Version 12.1.0.2.0 - Production
NLSRTL Version 12.1.0.2.0 - Production

Résultat sur Oracle 11g R2 :

Oracle Database 11g Enterprise Edition Release 11.2.0.1.0 - 64bit Production
PL/SQL Release 11.2.0.1.0 - Production
"CORE 11.2.0.1.0 Production"
TNS for 64-bit Windows: Version 11.2.0.1.0 - Production
NLSRTL Version 11.2.0.1.0 - Production

 

Pour information, et s’il existe bien une version Oracle 18c sortie en 2018, il n’y a jamais eu de Oracle 13, 14, 15, 16 ni 17. L’éditeur américain est passé de la version 12c à 18c pour nommer ses nouvelles versions selon l’année de sortie. A savoir que Oracle Database 12c est sorti en juillet 2013 et la 12.2 (12c R2) en septembre 2016.

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Expert Réseau Windows Server 2016 Windows Server 2019

Windows Server Core : rejoindre un domaine

Pour économiser des ressources, éviter l’accès RDP ou administrer des serveurs en cloud, Microsoft a créé une version minimale de son OS serveur. Ce Windows Server Core est largement moins utilisé que la version avec interface graphique mais cette édition n’est pas dénuée d’intérêt. Les amateurs de solutions UNIX / Linux vont être de suite à l’aise avec un écran noir et des commandes à taper au clavier plutôt que de devoir utiliser une souris pour effectuer de nombreux clics dans les assistants de configuration. Un poste serveur core peut aussi jouer des scripts PowerShell pour être configuré en quelques instants, là où il faudrait utiliser un master ou passer quelques heures pour paramétrer un Windows Server classique (graphique).

Ce tutoriel explique comment ajouter un serveur non graphique Windows Server Core dans un domaine Active Directory. Pour ce faire, on utilise un applet de commande (commandlet) PowerShell. C’est l’occasion de rappeler que toutes les tâches d’administration d’un Server Core se font par des commandes PowerShell.

 

Joindre un domaine Active Directory avec Windows Server Core

Prérequis : le DNS du serveur doit être configuré avec le DNS du domaine à joindre. Pour obtenir par exemple un FQDN type serveurcore.domaine.local

1. Reprendre la commande suivante, à adapter selon le nom du domaine à rejoindre et le compte d’utilisateur autorisé à le faire :

Add-Computer -DomainName domaine.local -Credential administrateur@domaine.local -Restart -Force

2. L’ordinateur va redémarrer après la courte opération.

La commande « -Restart -Force » est conseillée car le redémarrage du serveur est nécessaire pour que la machine soit jointe au domaine. Si cette information n’est pas indiquée dans la commande initiale, un message d’avertissement apparaitra : « AVERTISSEMENT : Les modifications seront prises en compte après le redémarrage de l’ordinateur SERVERCORE » (on ne peut pas faire plus explicite.

Explications

  • Add-Computer : applet pour ajouter une machine à un domaine Active Directory
  • DomainName : argument qui précise le nom DNS du domaine à joindre
  • Credential : compte administrateur ou utilisateur autorisé à ajouter des postes dans le domaine AD
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Intermédiaire

Changer l’heure Windows en ligne de commande

Il est assez facile de changer l’heure d’un ordinateur Windows, en général pour le remettre à jour si l’heure affichée est décalée de quelques minutes. Cette opération se fait par un clic droit sur l’heure en bas à droite et « Ajuster la date/heure » et en cliquant sur quelques boutons. Mais si l’organisation (le réseau d’entreprise) l’en empêche, on ne pourra pas ajuster l’horaire du PC par cette méthode.

Ce tutoriel montre comment utiliser la ligne de commande pour changer l’heure d’un ordinateur Windows. Cela passe par l’Invite de commandes, cmd.exe, et c’est compatible avec les différentes versions de Windows 10, 8, 7 et même Windows Server 2019, 2016, 2012…

Si ce n’est pas beaucoup plus rapide à faire que par l’interface graphique et les clics de souris, cela pourra vous donner un sentiment de geek avancé, un power user pour épater vos collègues et vos amis.

Si cette méthode est trop complexe, il existe la version classique pour changer l’heure de Windows en quelques clics.

 

Changer l’heure Windows en ligne de commande

1. Ouvrir un Invite de commandes (cmd).

2. Taper la commande suivante :

time

3. L’assistant indique l’heure actuelle de l’ordinateur et demande : Entrez la nouvelle heure. L’indiquer au même format que l’exemple : 16:05:04,76 c’est-à-dire hh:mm:ss,ms

4. L’heure est immédiatement modifiée en bas à droite de la barre des tâches Windows, la modification est donc immédiate.

Si un problème de droits survient, il faudra exécuter l’Invite de commandes en tant qu’Administrateur.

 

Changer la date (jour) de Windows en ligne de commande

1. Ouvrir un Invite de commandes (cmd.exe).

2. Taper la commande :

date

3. Indiquer la nouvelle date au format JJ-MM-AA :

4. La modification est immédiate sur le système d’exploitation. On peut le confirmer en regardant l’heure et le jour, tout en bas à droite de l’écran.

 

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Intermédiaire Linux

Ubuntu et Debian : utiliser les alias « LL »

Le « LL » du titre est en majuscule pour apporter du confort à la lecture mais il s’agit bien de minuscules que l’on utilise. Les fameux « ll » sont usités comme abréviation pour « ls -l » afin de lister le contenu d’un répertoire Linux. Malheureusement, ces alias ne sont pas forcément actifs par défaut sur Debian ou d’anciennes versions Ubuntu. Ce tutoriel explique donc comment activer l’alias ll sous Debian et Ubuntu mais ce mode d’emploi ne se limite pas à ces seules distributions Linux. L’objectif est de créer un raccourci vers ls -l et en profiter pour en ajouter d’autres qui sont d’usage fréquent par les utilisateurs de système d’exploitation GNU / Linux : ls -A, ls -CF. Et tout ça se passe dans le bashrc.

On aura juste besoin de suivre ce tuto si la commande « ll » ne renvoie rien ou affiche une erreur de commande inconnue ou introuvable.

Les utilisateurs de Linux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser la console pour accéder à leurs fichiers n’auront pas un grand intérêt à activer ces alias. C’est surtout utile pour gérer à distance un serveur Linux ou maintenir des postes users, des tâches de sysadmin.

 

Activer l’alias « ll » sur Debian et Ubuntu

1. Ouvrir un Terminal local ou une connexion distante SSH avec l’identifiant de l’utilisateur.

2. Utiliser un éditeur de textes pour modifier le bashrc du profil, de base vi. Penser à ajouter un « sudo » si nécessaire.

vi ~/.bashrc

Cela fonctionne aussi avec vim, emacs, etc.

3. Chercher la ligne commentée « # some more ls aliases » ou quelque chose d’équivalent :

4. Décommenter les lignes pour activer leur utilisation, en supprimant juste le symbole « # » :

  • alias ll=’ls -l’
  • alias la=’ls -A’
  • alias ll=’ls -CF’

5. Enregistrer les modifications et quitter l’édition du fichier bashrc.

6. Fermer la session en cours ou la connexion SSH. Dès la prochaine ouverture de session, le « double L » sera actif pour lister les fichiers en console.

 

Personnaliser l’alias « ll »

C’est aussi l’occasion de modifier la cible des alias. On pourra par exemple se faire une commande personnalisée avec ces variables :

  • l (petit L) : affiche en colonnes plutôt que sur une ligne
  • a : affiche les fichiers cachés en plus des fichiers classiques
  • s : ajoute la taille des fichiers
  • h : rend plus lisible la taille des fichiers (human readable)

On pourra donc se faire un alias ll = ls -lah.

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Intermédiaire Linux

Linux : activer alias ll pour ls -l

Vous avez l’habitude de faire un « ll » (double L) pour lister le contenu d’un répertoire mais cette machine Linux ne comprend pas cette simple commande ? Que ce soit sur Ubuntu, Debian, Fedora, Red Hat ou autre CentOS, les alias de la commande universelle « ls » n’est pas forcément interprétée de la même façon.

user@ubuntu:~$ ll
ll : commande introuvable

Le simple « ls » liste en ligne alors qu’une présentation plus claire existe en colonne grâce à « ls -l » ainsi qu’en affichant les fichiers cachés par « ls -la » : facile à mémoriser mais long à taper lorsque l’on utilise le Terminal du matin au soir. Il existe une manière d’accélérer ça en utilisant un alias à configurer sur le profil de l’utilisateur Linux. Ce tutoriel explique comment utiliser la commande ll à la place de ls -l. Ce guide n’est pas qu’à destination des experts Linux, un développeur d’applications ou un simple utilisateur qui manipulent un peu le Terminal ont fréquemment besoin de liste le contenu de répertoires, que ce soit sur le disque dur local ou sur un partage réseau (serveur, NAS…).

Les versions récentes de la distribution Ubuntu activent par défaut les alias ll, la et l mais une Debian ne le fera par exemple pas. C’est ainsi que l’on peut activer le ou les alias qu’on a l’habitude d’utiliser sur d’autres distribs Linux.

 

Configurer l’alias ll pour ls -la

1. Ouvrir un Terminal ou une connexion distante par SSH sur la machine Linux.

2. Aller dans le dossier utilisateur :

cd /home/user

3. Editer le fichier caché .bashrc avec vi ou un autre éditeur de texte (avec un sudo, si besoin) :

vi .bashrc

4. Localiser ce groupe :

# some more ls aliases
#alias ll='ls -l'
#alias la='ls -A'
#alias l='ls -CF'

5. Décommenter, c’est-à-dire supprimer le symbole dièse devant la ligne « alias ll=’ls -l’ :

# some more ls aliases
alias ll='ls -l'
#alias la='ls -A'
#alias l='ls -CF'

6. Enregistrer les modifications.

7. Lors de la prochaine connexion SSH ou avec un Terminal local, valider le fonctionnement de « ll » comme raccourci de « ls -l » :

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Expert Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016

Installer des rôles et fonctionnalités Windows Server en PowerShell

De plus en plus, les serveurs Windows se pilotent en ligne de commande. Moins de Bureau à distance et plus d’écrans remplis de ligne de code comme dans les films, cela fait penser à de l’administration système UNIX / Linux mais c’est surtout plus pratique pour ajouter des logiciels, gérer la maintenance ou simplement obtenir des informations sur une machine. Microsoft a déployé Windows PowerShell depuis de nombreuses années mais les versions abouties de la suite logicielle est vraiment efficace depuis Windows Server 2012, un OS qui ne brillait pas pour son interface graphique (similaire à Windows 8) mais par ces cmdlets complètes en PS. Ce tutoriel explique comment lister, installer et désinstaller des fonctionnalités système Windows Server avec des commandes PowerShell.

Ces commandes nécessites d’utiliser PowerShell avec les droits Administrateur pour l’élévation des privilèges demandée par ces opérations.

 

Liste des fonctionnalités Windows Server

Get-WindowsFeature

La commande Get-WindowsFeature dresse la liste complète des fonctionnalités de Windows Server. La colonne de droite indique le nom PowerShell de ces fonctions du système d’exploitation serveur.

On peut repérer celles qui sont installées par le sigle [X] devant chaque ligne ou en utilisant le filtre suivant :

Get-WindowsFeature | Where{$_.Installed -eq $true}

 

Installer une fonctionnalité Windows Server en PowerShell

Install-WindowsFeature -Name NOM

Le cmdlet Install-WindowsFeature permet d’ajouter une fonction au serveur. Par exemple « Install-WindowsFeature NET-Framework-Core » pour installer .NET Framework.

Install-WindowsFeature remplace Add-WindowsFeature qui était utilisée pour installer des rôles, des fonctionnalités et des services sous Windows Server 2008 R2.

Pour ajouter la fonction et ses dépendances (souvent utile), ajouter l’argument « -IncludeAllSubFeature » à la fin de la commande.

Pour lancer l’installation sur un serveur distant, ajouter « -ComputerName NOMSERVER » à la fin de la ligne.

Si un redémarrage est nécessaire, on peut l’automatiser avec « -Restart » sur le cmdlet.

Détails sur Install-WindowsFeature

Install-WindowsFeature
[-Name] <Feature[]>
[-Restart]
[-IncludeAllSubFeature]
[-IncludeManagementTools]
[-Source <String[]>]
[-ComputerName <String>]
[-Credential <PSCredential>]
[-LogPath <String>]
[-WhatIf]
[-Confirm]
[<CommonParameters>]

 

Désinstaller un rôle Windows Server en PS

Uninstall-WindowsFeature

La commande Uninstall-WindowsFeature est à utiliser pour supprimer une fonctionnalité de Windows Server.

Par exemple « Get-WindowsFeature | Where-Object -FilterScript { $_.Installed -Eq $TRUE } | Uninstall-WindowsFeature » va désinstaller tous les rôles et fonctions actuellement installés sur Windows Server 2012 / R2 ou 2016.

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Expert Windows Server 2012 / R2 Windows Server 2016 Windows Server 2019

Windows Server : voir la version installée de PowerShell

PowerShell est une interface en ligne de commande pour environnement Microsoft, à la manière de Bash pour Linux / UNIX. Totalement différent de cmd.exe / DOS, ce langage permet des scripts plus complets avec plus de fonctionnalités ajoutées au fur et à mesure des nouvelles versions de Windows PowerShell.

Si l’outil est nativement livré avec les systèmes d’exploitation Microsoft, une simple commande permet de connaitre la version installée de PowerShell car le module a pu être mis à jour par l’installation d’un update. Cela permet de savoir si les serveurs seront compatibles avec les scripts qui utilisent les dernières implémentations de PowerShell ou de faire évoluer la version PS vers une plus récente, voire la dernière en date. Et cette vérification de version se fait avec une commande PowerShell, évidemment.

Peu importe la version de Windows Server, la commande fonctionnera avec toutes les versions successives du système d’exploitation serveur de Microsoft : Windows Server 2019, 2016, 2012 / R2, 2008 / R2, dans toutes leurs éditions (Standard, Datacenter, Enterprise, Essentials, etc).

 

Connaitre la version PowerShell sur Windows Server

1. Ouvrir Windows PowerShell.

2. Taper la commande suivante :

$PSVersionTable

(s’autocomplète à partir de « $PSV »)

3. Le résultat retourne la version installée de PowerShell, ici en version 5.1.

 

PowerShell sur Windows Server 2019

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 5.1.17763.1
PSEdition Desktop
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0...}
BuildVersion 10.0.17763.1
CLRVersion 4.0.30319.42000
WSManStackVersion 3.0
PSRemotingProtocolVersion 2.3
SerializationVersion 1.1.0.1

PowerShell sur Windows Server 2016

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 5.1.14393.206
PSEdition Desktop
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0...}

PowerShell sur Windows Server 2012 R2

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
PSVersion 4.0
WSManStackVersion 3.0
SerializationVersion 1.1.0.1
CLRVersion 4.0.30319.42000
BuildVersion 6.3.9600.17400
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0, 3.0, 4.0}
PSRemotingProtocolVersion 2.2

PowerShell sur Windows Server 2008 R2

PS C:\> $PSVersionTable
Name Value
---- -----
CLRVersion 2.0.50727.5472
BuildVersion 6.1.7601.17514
PSVersion 2.0
WSManStackVersion 2.0
PSCompatibleVersions {1.0, 2.0}
SerializationVersion 1.1.0.1
PSRemotingProtocolVersion 2.1
Catégories
Expert Linux Réseau

Ubuntu : configurer un proxy http

Les grandes entreprises et administrations, mais aussi les universités et écoles supérieures, ont généralement une protection réseau efficace pour l’accès à internet. Pare-feu et proxy sont en place pour éviter la contamination des ordinateurs, servir un cache local et éviter la consultation de sites non recommandés (pornographie, violence, téléchargement illégal…). Si la configuration de cette partie est réservée aux ingénieurs réseau et administrateurs système, l’accès d’un poste au réseau public internet pourra peut-être se faire après configuration d’un proxy internet sur la machine. Voir les tutoriels pour paramétrer un proxy internet sur Windows 10, sur Mac et sur Ubuntu en environnement graphique.

Si la configuration du proxy pour Ubuntu graphique se fait en quelques clics, il existe une méthode pour l’automatiser ou le faire à distance sur des postes de travail. Aussi, les serveurs informatiques équipés de Ubuntu Server, sans interface graphique, pourront être configurés par la modification d’un simple fichier texte (pas une ligne de commande, mais presque).

Ce tutoriel explique comment modifier ce fichier de conf avec l’éditeur de texte vi mais il est bien sûr possible d’utiliser un autre outil équivalent (emacs, vim, nano…).

La configuration du proxy http va aussi permettre la recherche et l’installation des mises à jour système Ubuntu depuis les dépôts publics, dans les situations où il n’y a pas de dépôt Linux local déjà configuré dans sources.list.

 

Configurer un proxy internet sur Ubuntu Server

1. Ouvrir un Terminal en local ou une connexion distante SSH.

2. Taper la commande :

sudo vi /etc/environment

3. Appuyer sur la touche « o » (la lettre) pour ajouter une nouvelle ligne au fichier de configuration.

4. Ecrire ou coller :

http_proxy="http://192.168.0.254:8080/"

ou autre adresse proxy http selon l’entreprise.

Si le proxy doit utiliser un login / mot de passe :

http_proxy="http://utilisateur:motdepasse@domaine.com:port"

5. Appuyer sur la touche Echap du clavier pour sortir du mode édition de vi.

6. Taper « :wq » pour enregistrer et quitter la modification du fichier texte.

7. La modification est immédiate, le proxy internet est configuré. A confirmer par le navigateur internet ou en exécutant une mise à jour système (apt update / upgrade).